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Zen, Satori et nirvana.

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Zen, Satori et nirvana.

Message  Fred le Ven 3 Aoû - 4:59

Le zen est une forme de bouddhisme mahāyāna qui insiste sur la méditation (Dhyāna), ou « illumination intérieure » et particulièrement sur la posture dite de zazen.



Le mot zen est la romanisation de la prononciation japonaise du caractère 禅 ou 禪, (« méditation silencieuse »), prononcé chán en mandarin, le mot ayant été emprunté au sanskrit dhyāna, en pâli jhāna (« recueillement parfait »).

Le zen se réfère au chan chinois influencé par le taoïsme et, plus particulièrement, à la posture de méditation de Siddharta Gautama lorsqu'il obtint l'éveil sous l'arbre de la Bodhi il y a 2500 ans en Inde.



Origines :

La légende de l'origine de la tradition zen et de la lignée de ses maîtres remonte à un sermon du Bouddha Shākyamuni à ses disciples alors qu'ils étaient réunis sur le pic des vautours, relaté dans le Sūtra Lankavatara. Pour tenter d'expliquer un point de son enseignement, il se contenta de cueillir silencieusement une fleur d'Udumbara.



Aucun des disciples n'aurait compris le message qu'il tentait de faire passer, à l'exception de Mahâkâshyapa, qui aurait souri au Bouddha.
Celui-ci lui aurait alors dit devant l'assemblée qu'il lui avait ainsi transmis son trésor spirituel le plus précieux. C'est une préfiguration de la description du chan que l’on prêtera à Bodhidharma : « pas d’écrit, un enseignement différent (de tous les autres), qui touche directement l’esprit pour révéler la vraie nature de bouddha » (« 不立文字、教外別傳, 直指人心,見性成佛 »).

De l'Inde à la Chine:
Bodhidharma, vingt-huitième patriarche dans la filiation indienne, serait venu en Chine autour de 520.
Les différents textes chinois qui le mentionnent ne s’accordent pas exactement sur son origine (Kânchîpuram au sud de l’Inde ou Perse), ni sur sa route (arrivé par l’Ouest ou par un port du Sud-Est).
On lui prête un attachement particulier pour le Sūtra Lankavatara, et la première école chan constituée est connue sous le nom d'école Lankâ (楞伽宗).

Une légende attestée à partir du XIe siècle au monastère de Shaolin en attribue la fondation à Bodhidharma, en faisant ainsi l’initiateur des arts martiaux d'Extrême-Orient.
Néanmoins, bien qu’il existe au Kerala un type de yoga offrant une certaine similitude extérieure avec le kung-fu, des gymnastiques de type qigong semblent être mentionnées sur des textes chinois datant du Ve siècle av. J.-C., et les arts martiaux au mont Song ont précédé Bodhidharma, si tant est qu'il s'y rendît jamais.

De la Chine à la Corée:

Au IXe siècle, le bouddhisme chan, appelé Son en Corée, fut intégré au bouddhisme étatique déjà présent depuis le IVe siècle.
Le Son coréen pratique la prosternation, le chant, la méditation assise.
Il utilise des mantras et des gong'an ou kōan (nom japonais).

Le Zen Coréen, trouva sa plus grande expression dans l'Ordre Chogye (plus de 9000 temples de nos jours), un des plus anciens ordres monastiques bouddhiques toujours présent et très vivant de nos jours.
Le nom de Chogye néanmoins ne date que du XIVème siècle, c’est à cette époque que le Zen coréen adopte le nom de Chogye (ch. Caoxi), qui est le nom de la résidence du sixième patriarche chinois de l’école zen, Caoxi Huineng (VIIe siècle).
L'ordre Chogye n'est que l'appellation de l'héritage monastique des neuf montagnes, qui nait aux environs du IVème siècle de notre ère et ce fut depuis le VIème siècle qu'il s'imprégna profondément et définitivement du Chan (Zen) et de sa philosophie et spiritualité.

La Corée influença fortement tous les arts qui furent par la suite affiliées au Zen tel qu'on le connaît et reconnaît aujourd'hui.
Notamment les arts esthétiques et les arts martiaux, héritage direct d'une Chine florissante et profondément attachée à la justesse de la voie.
L'ordre monastique Chogye puise ses racines dans la plus ancienne tradition Zen, c'est à dire l'Ecole Linji (en japonais Rinzai) et en conserve le plus pur héritage, particulièrement dans la transmission orale d'esprit à esprit entre Maîtres et disciples par le moyen des Kong An (Koan en japonais).
Le lignage de l'ordre Chogye d'ailleurs descend directement de Linji.
Un des grands Maîtres Coréens, par ailleurs réformateur de celle-ci, fut le Maître Chinul (1158-1210).



De la Chine au Japon :

Du VIe au XIIIe siècle, le bouddhisme zen fut importé de Chine au Japon, par vagues successives.
C'est au XIIIe siècle que le moine Dōgen (道元, Dōgen?) importa le zen Sōtō (曹洞, Sōtō? en mandarin caodong),




et le moine Eisai (栄西, Eisai? parfois appelé Yōsai) le zen Rinzai (臨済, Rinzai? Linji en mandarin). Ces deux écoles, comme en Chine à partir des Song, constituent encore aujourd'hui avec l'école obaku le paysage du zen japonais.
C'est le zen Rinzai qui va cependant s'imposer, du moins politiquement dans un premier temps, avec la mise en place du système dit des Cinq Montagnes où « Cinq grands temples » (五山, Gozan?) chapeautent tous les autres.



En fait il y aura dix temples, cinq à Kyōto et cinq à Kamakura, qui varieront au fil du temps.
Le courant zen et la pratique du zazen (méditation assise pratiquée pour atteindre l'éveil) eurent beaucoup de succès au Japon et s'accompagnèrent du développement par les moines de plusieurs arts et techniques, soit directement importés de Chine, soit créés localement en intégrant des éléments du nord de la Chine et de la Corée.
On peut citer comme exemple l'usage du thé ou l'esthétique simple et dépouillée.
Le zen japonais est aussi fortement influencé par le taoïsme, dont on retrouve certains symboles et notions.

Approche :

On peut grossièrement dire que le zen Sōtō met l'accent sur la pratique de zazen (de za assis et zen méditation) et de shikantaza (seulement s'asseoir) alors que le zen Rinzai insiste plus sur les kōan, apories, paradoxes à visée pédagogique.
L'Ecole Kwan Um, insiste sur l'importance du dialogue d'esprit à esprit (Kong An),et l'accent est mis sur l'assise méditative (ZaZen) régulière; néanmoins plus que la tenue du corps, c'est la tenue de l'esprit qui est enseignée et accompagnée. Mais aussi l'Ecole Kwan Um attache beaucoup d'importance aux "classes de Soutras", c'est à dire à l'étude des textes bouddhiques.



Zazen est l'éveil (satori) : la pratique elle-même est réalisation; pratique et éveil sont comme la paume et le dos de la main.
Il suffit de s’asseoir immobile et silencieux pour s’harmoniser avec l’illumination du Bouddha.
Néanmoins, selon la logique zen, même l'éveil ne saurait être un but en soi.


Les kōan (école Rinzaï) sont des propositions le plus souvent absurdes ou paradoxales que pose le maître et que le disciple doit dissoudre (plutôt que résoudre) dans la vacuité du non-sens, et, par suite, noyer son moi dans une absence de tensions et de volonté, que l'on peut comparer à la surface parfaitement lisse d'un lac reflétant le monde comme un miroir.



Comme toutes les versions sinisées du bouddhisme, le zen appartient à l'ensemble mahâyâna qui affirme que chacun possède en soi ce qu'il faut pour atteindre l'illumination.
Certaines écoles (tiantai, huayan) considèrent que chacun et toute chose est « Nature de bouddha ».
La position zen, plus proche du courant philosophique idéaliste yogaçara, considère selon certains que la seule réalité de l'univers est celle de la conscience ; il n'y a donc rien d'autre à découvrir que la vraie nature de sa propre conscience unifiée.

Source Wilkipédia


Dernière édition par Fred le Sam 25 Aoû - 5:44, édité 3 fois
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Re: Zen, Satori et nirvana.

Message  Fred le Ven 3 Aoû - 5:00

Satori:



Satori (悟り japonais satori ; chinois : wù) est un terme du bouddhisme zen qui désigne l'éveil spirituel.
La signification littérale du mot est « compréhension ».
Il est parfois utilisé à la place de kenshō (見性), toutefois kenshō désigne la première perception de la nature de Bouddha ou vraie nature – une expérience qui ne dure pas.
Le satori par contre désigne une expérience qui se prolonge, à l'instar d'un bébé qui apprend à marcher – après beaucoup d'efforts il se tient debout, trouve son équilibre et fait quelques pas puis tombe (kenshō). Après un effort prolongé l'enfant se rendra compte un jour qu'il peut marcher tout le temps (satori).

Il est de coutume de parler de satori quand on évoque l'éveil de Bouddha et des patriarches, car leur éveil était permanent.



Le bouddhisme zen reconnaît dans l'éveil une expérience transitoire dans la vie, presque traduisible mot à mot par épiphanie, et le satori est la réalisation d'un état d'éveil épiphanique.
Comme d'après la philosophie zen toute chose est transitoire, la nature transitoire du satori n'est pas vue dans l'aspect limitant qu'il aurait dans l'acceptation occidentale de l'éveil.

La nature transitoire du satori, par opposition au permanent nirvāna qu'on retrouve dans les traditions bouddhiques de l'Inde, doit énormément aux influences taoïstes sur le bouddhisme chan de Chine, à partir duquel le bouddhisme zen du Japon s'est développé.
Le taoïsme est une philosophie mystique qui met l'accent sur la pureté du moment, alors que les racines hindoues du bouddhisme indien visent une vue dans une plus grande durée – vers la sortie du cycle karmique des réincarnations perpétuelles dans le monde matériel.
De l'attention du taoïsme à l'importance du moment, et de la négation quasi nihiliste de l'existence individuelle du bouddhisme mahāyāna, est né le bouddhisme zen avec son concept d'état transitoire du satori.

Source: Wilkipédia


Dernière édition par Fred le Sam 25 Aoû - 4:30, édité 1 fois
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Re: Zen, Satori et nirvana.

Message  Fred le Ven 3 Aoû - 5:01

Nirvana:

Nirvāna est un terme sanskrit ( निर्वाण nirvāṇa ), calque du pali Nibbāna (निब्बान), qui signifie « extinction » d'une flamme ou d'une fièvre, étymologiquement « ex-spiration » , et par extension « apaisement » puis « libération ».
Ce mot est devenu, en chinois 涅槃 nièpán, en japonais 涅槃 nehan, en coréen 열반 yolban, en tibétain myang-ʼdas ou myan-ngan ʼdas-pa (litt.: passé au-delà la souffrance), et en thaï นิพพาน nípphaan.

Acception dans le bouddhisme :

Dans son acception bouddhique, qui est la plus commune aujourd'hui, ce terme désigne le « but » de la pratique bouddhique, l'Éveil (bodhi).
Il est au-delà de toute description et ne peut être défini que négativement comme la fin de l'ignorance et du vouloir vivre.
Il peut être comparé, selon les textes, à l'extinction d'une flamme : de même qu'on ne peut définir un feu qui ne brûle pas, on ne peut définir une personne qui a « exsufflé » les agrégats d'existence (désirs, volitions, conceptions erronées) qui entraînent une personne non éveillée de renaissance en renaissance.



Une définition moins négative est celle d'une paix intérieure totale et permanente, provenant du détachement. L'acquisition de cet « état » (qui est défini comme un « non-état ») est réputée possible pendant la vie, ou, éventuellement, lors de la mort.
L'idée assez vulgarisée dans le public du nirvāna comme d'un « paradis » où l'on continuerait à exister après la mort est absurde (et contradictoire avec la thèse bouddhiste du non-soi et de la vacuité des phénomènes et de l'Absolu).
On ne peut donc ni y « entrer » ni y « rester ».
Le nirvāna n'est pas non plus la mort, mais plutôt la fin de la croyance en un ego autonome et permanent.

Des termes proches sont : éveil, extinction, libération, illumination, délivrance, vacuité absolue, paix suprême, réalité ultime.

Pour le bouddhisme hīnayāna, le nirvāna est "l'autre rive", qui "existe" par opposition au cycle du devenir, le saṃsāra, alors que pour le bouddhisme mahāyāna nirvāna et saṃsāra sont ultimement identiques, de par la non-dualité de la nature des choses.

Voir aussi Parinirvāna, Satori.

Acception dans l'hindouisme:

Le même concept existe également dans l'hindouisme mais il est de préférence nommé moksha (ou encore mukti, laya), le terme de nirvāna y étant moins souvent employé.

Citations :

« Il y a un sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-condition. S'il n'y avait pas ce sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-condition, on ne pourrait échapper au né, devenu, créé, conditionné. Mais puisqu'il y a un sans-naissance, sans-devenir, sans-création, sans-condition, on peut échapper au né, devenu, créé, conditionné. » Udana, VIII,.
« Comme une flamme soufflée par un vent puissant va en repos et ne peut être définie, ainsi le sage qui est libéré du corps et de l'esprit (nāmakāyā) va en repos et ne peut être défini.



Pour lui, il n'y a plus de mesure qui permette de le décrire.
Quand toute chose (dharma) a disparu, tous les signes de reconnaissance ont aussi disparu. » Sutta Nipāta
« Là où il n'y a rien, où rien ne peut être saisi, c'est l'Ile ultime. Je l'appelle nirvāna : extinction complète de la vieillesse et de la mort. » (Sutta Nipāta, 1093-1094)
« Le nibbana est la cessation du devenir. » (bhava nirodho nibbanam) (Samyutta Nikaya 12, 68)
« Le nibbana est le bonheur suprême. » (nibbana paramam sukham) (Dhammapada, 204)

Sens populaire :

Dans le langage familier, nirvana désigne un "bonheur suprême", un plaisir des sens atteint notamment par la sexualité, des objets ou des situations hautement agréables. Il s'agit alors d'un sens dévoyé, à peu près synonyme de plaisir intense, assez éloigné de la notion de paix intérieure.

Source: Wilkipédia
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Re: Zen, Satori et nirvana.

Message  Fred le Sam 25 Aoû - 6:14

Reportage d'Arnaud Desjardins sur le Zen :











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Re: Zen, Satori et nirvana.

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