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Iaido : le voie de l'unité de l'être.

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Iaido : le voie de l'unité de l'être.

Message  psyco_mantis le Jeu 2 Aoû - 17:00



L’iaidō (居合道?) est un art martial d'origine japonaise se focalisant sur l'acte de dégainer le sabre et de trancher en un seul mouvement. Plus exactement, le but est d'exécuter une technique, avant l'adversaire, choisie en fonction du lieu et du contexte de la situation. Tout comme pour les autres budō, cette discipline se focalise principalement sur la perfection des mouvements et la démarche spirituelle (influence du zen), l'efficacité technique, quant à elle, devient de plus en plus importante au fur et à mesure que le pratiquant augmente en grade. Depuis quelques années, certains sensei japonais prônent une démarche plus offensive, dirigée vers un iaidō de "combat", plus proche du iaijutsu.


Technique
Le sabre se porte et se tient de la même façon que l'on soit droitier ou gaucher. La main droite et la main gauche ont chacune un rôle particulier qui n'est pas directement lié au fait que soit la main dominante ou non. Il existe d'ailleurs des sabreurs gauchers : par exemple Saito Hajime.

La coupe en iai est perçue comme rapide car le peu de force apparente que nécessite le retrait du sabre tout au long de la saya (ou fourreau) augmente la vitesse. L'iaidō ne nécessite pas ou peu de force, si ce n'est celle nécessaire au maintien du sabre, car la longueur du katana ou shinken (lame d'environ 75 cm) ajoutée à la longueur d'un bras font que l'extrémité de la lame se déplace très vite et c'est cette extrémité (le dernier 1/3) qui sert à trancher. Or le katana pèse entre 1 et 1,5 kilogramme et se déplace à grande vitesse, il faut donc le maintenir assez fermement pour que l'inertie ne le fasse pas partir.

La main exerce une prise au-dessus du sabre (le pratiquant est toujours derrière son sabre, seul rempart contre une attaque), les doigts servant au "déroulé" et au maintien; un yakuza ayant failli, se coupait une phalange de l'auriculaire droit en expiation et l'offrait à son patron, il lui devenait donc extrêmement difficile de se battre, ce doigt étant extrêmement important pour saisir un objet (en l'occurrence la poignée du sabre, cependant cela est valable pour tout manche d'outil). Ce rituel d'automutilation se nomme yubitsume. À l'origine, le yubitsume était une coutume des tenanciers de tripôts et autres casinos clandestins pour punir un mauvais client (entre autres), les samouraïs qui jouaient de l'argent craignaient donc le yubitsume non-seulement car il les pénalisaient au sabre mais également par ce qu'il exposait leur vice aux yeux de la société, entraînant ainsi une double humiliation.

L'entrainement se fait avec un iaito ou un bokken afin de pas abîmer son katana ou son shinken; on utilise une saya d'entrainement si l'on possède un katana ou provoquer un accident chez les débutants (un proverbe japonais prétend que si on approche ses doigts du fil d'un katana, ceux-ci seront instantanément découpés...).

Le wakizashi et le katana forment le daisho. Le wakizashi est un sabre court manié d'une seule main, il servait d'arme secondaire, et sa présence était donc salutaire pendant les mêlées les plus intenses. Dans le Japon médiéval, une fois au corps à corps (moins d'un mètre), un sabre de petite taille était en effet préférable à un sabre de grande taille pour, comme avec une dague, achever un ennemi à terre, viser les points faibles de l'armure et lui trancher la gorge / le décapiter. Cependant, le Iaidô se pratique essentiellement avec un Katana.

Le keikogi du iaidōka est composé d'un gi en coton, d'un hakama, d'un obi (d'une largeur de 13 à 14 cm); on peut porter des tabi. La couleur « historique » est le blanc, couleur du deuil et de la mort au Japon mais beaucoup de iaidōka portent le bleu car pratiquant aussi le kendo, le noir est aussi utilisé ainsi que le panachage de ces trois couleurs ; toutefois le gris, le marron, le vert ainsi que les obis rouges et blancs (dans ce cas très larges > 14 cm) sont réservés par tradition aux sensei japonais.

Il n'y a aucune notion de grade (kyu et dan) dans le choix des couleurs.



Histoire
Autour de la pratique du sabre des samouraïs existaient deux types de koryu (écoles anciennes) complémentaires, les ken-jutsu ou techniques de maniement du sabre, et les iai-jutsu, techniques consistant à trancher en dégainant. L'iai a été codifié à la fin du XVIe siècle par Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, et rapidement répandu à travers les écoles traditionnelles. Ce n'est qu'au XXe siècle que le terme iaidō fait son apparition, et devient un art plus philosophique, consacré à la recherche du geste pur et à l'éveil spirituel. Un nom important à citer pour ces modifications est Nakayama Hakudo (entre autres 29e soke de Muso Shinden Ryu Iaidō, soke de Shinto Muso Ryu Jodo).

Shigenobu serait le nom d’une personne née à Sagami (actuellement Kanagawa) en Tenmon 17, soit 15491 Selon des récits plus anciens, les techniques de Shigenobu ont porté différents noms: Hayashisaki, Shinmei Muso, Shin Muso, Shigenobu. Il existe de nombreuses variations dans la biographie de Shigenobu et il est difficile, parmi tous ces récits, d’établir une certitude. Mais on peut dire qu’ils ont pour point commun de désigner Shigenobu comme celui qui est à l’origine des différents styles de Iaido ; parmi ceux-ci, on compte Tamiya Heibei Narimasa (style Tamiya), Katayama Hoki Morinaga Yasu (style Hoki). Le sanctuaire du Iai Hayashisaki se trouve à Murayama, Yamagata ken2.

Miyamoto Musashi créa une koryu nommée tout d'abord Niken ryū (École des deux sabres), puis Niten ryū (École des deux cieux) puis Niten Ichi Ryu (École des deux ciels comme une terre), mais ayant un style hors du commun (utilisation simultanée de deux sabres, l'un court, l'autre long) et peu d'audience auprès de l'empereur. Son apport tant technique que stratégique (positionnement lors d'attaques multiples, prise en compte du terrain, de l'environnement, des conditions météo) fut considérable pour les kendoka et iaidoka modernes. Il fit du bokken une arme à part entière, aussi létale qu'un katana; il fut le lien entre le combat d'extérieur avec katana et wakisashi ou katana seul et du combat d'intérieur avec uniquement le wakisashi, à cause de l'encombrement du katana trop long pour être efficace dans les demeures du Japon d'alors. Ses duels, une soixantaine, sont décrits dans La pierre et le sabre et La parfaite lumière. Son style, très individuel, s'apparente plus au duel tel qu'on le connaît en Occident (comme au temps du Roman de cape et d'épée, de l'escrime et des bretteurs). La survivance de son style est assurée par une lignée de maîtres qui descendent directement des disciples de Musashi. Cette école est la Hyōhō Niten Ichi Ryū (Première École des deux cieux). Le hyōhō (stratégie) est un enseignement capital dans son école. Elle est dirigée aujourd'hui par le 11e successeur de Miyamoto Musashi, Iwami soke.

Les katas enseignées par les koryu répertorient les gestes et situations courantes de combat. Leur pratique permet un apprentissage conduisant à une fluidité des mouvements et une réponse rapide dans ces situations de combat.

Les deux koryu qui recensent le plus d’élèves dans le monde sont Musō Jikiden Eishin Ryū et Musō Shinden Ryū. Comme la très grande majorité des écoles d’iai, elles sont issues de Hayashizaki Ryū, style proposé par le fondateur qui s'est ensuite subdivisé en de multiples koryu. Bien qu'issues d'une seule et même ryu (école), les deux enseignements se sont séparés en 1936. Il existe donc également de nombreuses autres koryu actives, certaines n'enseignant que l’iai comme Hoki-ryū, d'autres pluri-disciplinaires comme Katori Shintō Ryū, Suiō-ryū (en)(, Take No Uchi, Kashima Shinto Ryu. La tradition de ces koryu s'est perpétuée sans interruption d'enseignement parfois depuis plusieurs siècles. Liste des koryu de Iaïjutsu de la Nihon Kobudo Kyokai établie par Guy Buyens en février 20094 :

Hayashizaki Muso ryu iaijutsu (林崎夢想流居合術)
Muso Jikiden Eishin-ryu Iaijutsu (無雙直傳英信流居合術)
Tamiya-ryu Iaijutsu (田宮流居合術)
Suiō-ryū Iai Kenpō (en)( (水鷗流 居合 剣法)
Hoki-ryu Iaijutsu (伯耆流 居合術)
Enshin-ryu Iai Suemonogiri Kenpo (円心流居合据物斬剣法)
Kanshin-ryu Iaijutsu (貫心流居合術)

Avec les koryu qui intègrent le Iaïjutsu dans leur curriculum :

Kashima Shinto-ryu Kenjutsu (鹿島新當流剣術)
Tenshin Shoden Katori Shinto-ryu Kenjutsu (天真正伝香取神道流剣術)

La fédération japonaise de kendo (Zen Nihon Kendō Renmei, dite ZNKR) propose une série de douze katas (formes) nommée zen ken ren iai ou seitei iai. À l'origine, les dirigeants des différentes koryu (traditions martiales japonaises) souhaitaient faire en sorte que leur cadres acquièrent une certaine pluridisciplinarité. Cette série de kata, provenant de plusieurs koryu, devait permettre - c'était presque un passage obligé à partir de 5e dan...- aux pratiquants de haut niveau d'avoir un aperçu du Iai (le Seitei Jo est né également, etc.).

Aujourd'hui, cette série offre aux pratiquants de kendo et aux débutants dans l' iaidō un ensemble cohérent donnant un aperçu des techniques d’iai sans pour autant s'engager dans une ryu (école). Il s'agit de révéler un "panorama" des katas anciens.

Pour certains puristes, elle est considérée comme un pot-au-feu où tous les goûts se mélangent. Sur la longue durée, les katas d'origine différente et conçus avec des ambitions différentes perdraient leurs qualités distinctives et de leur richesse plurielle. Il deviendrait difficile de retrouver l'esprit originel qui fait que chaque kata vit pour celui qui tient le sabre.

Comportant à sa création en 1968 sept katas issus essentiellement des koryu Muso Shinden Ryū et Muso Jikiden Eishin Ryū, la série s'est enrichie en 1980 de trois formes supplémentaires, puis en 2001 de deux nouvelles. Cette série permet la rencontre des koryu autour d'un style qui, pour "artificiel" et contemporain qu'il soit, est commun à de nombreux pratiquants. Elle offre également la possibilité de passages de grades fédéraux, qui sont les seuls actuellement reconnus par l’International Kendo Federation (IKF) et les ministères nationaux appropriés, comme Jeunes



L’iaijutsu et l’iaidō
Deux termes sont proposés pour désigner l'enseignement des techniques de sabre depuis le fourreau : l’iaijutsu et l’iaidō. L’iaijutsu (de jutsu, technique) met l'accent sur la vitesse et le réalisme de la coupe. L’iaidō (de dō/michi, voie) insiste sur la fluidité et la justesse du mouvement. De nos jours, la plupart des enseignants admettent cette distinction tout en lui reconnaissant peu de pertinence, car jutsu implique la notion d'efficacité martiale (se débarrasser au plus vite de son ennemi). Si, en règle générale, le terme iaidō est logiquement préféré pour l'usage courant dans la mesure où, aujourd'hui, toutes les pratiques ont la vocation du do, de l'épanouissement personnel, la connaissance de cette notion jutsu est essentielle pour la bonne compréhension des écoles historiques, ou koryu pétris par essence de cette notion. Pratiquer Muso Shinden Ryū avec l’esprit jutsu n'a pas plus de sens qu'exécuter des kata de Katori Shinto Ryu sans l’idée jutsu composante essentielle de ce Ryu, les katas perdant alors une bonne partie de leur substance technique et historique. Enfin, ces koryu ou écoles anciennes, respectueuses de la tradition et la transmission historique, nomment elles-mêmes leur pratique Iai Jutsu. Respecter cette notion dans la pratique provoque des gestes, des saisies de sabre et des attentions différentes de Do qui privilégie fluidité, esthétisme, sobriété. Par exemple le Te-no-uchi (Position des mains sur le sabre) du Katori est totalement différente de Muso Shinden Ryu ; ceci est dû au fait que la pratique Katori est née pour et par des pratiquants en armure. Par ailleurs, on constate la même différenciation en judo & jujutsu (ou ju-jitsu), Jodo & jojutsu. L’extrême de distance est donnée par les disciplines, qui ont divergé de manière encore plus radicale pour autoriser la compétition. Par exemple, le kenjutsu enseigne comment toucher l'adversaire aux points faibles de l’armure, alors que le kendo accorde des points pour des "touches" aux points forts de celle-ci, sécurisant ainsi les compétitions.

On peut aussi considérer plus prosaïquement, que, si ces principes ont traversé le siècle tout comme l'étiquette (Rei Shiki) par exemple, c'est qu'ils servent à la bonne assimilation de ce qu'ils véhiculent. De telles résiliences de tradition jutsu qui ne font aucune concession à une quelconque modernité constituent un des principaux dénominateurs communs des budō.



Description
Le terme iaidō (居合道?) est composé de trois kanjis signifiant approximativement :

vivre, exister (居, i?)
l'harmonie, l'union (合, ai?)
la voie (道, dō?)

Iaidō peut donc se traduire par « la voie de la vie en harmonie », ou « exister en union avec la voie ». Le préfixe « i » peut aussi être interprété par le chiffre 1, l'unité : La voie de l'unité de l'individu, en lui-même pour être « bien dans sa peau » et avec les autres : adversaire pour le vaincre, société pour la servir. En fait, son integrité bio-psycho-sociale.


L'essentiel de la pratique de l’iaidō consiste en l'apprentissage et l’exécution de kata, séquences de mouvements précis, s'exécutant la plupart du temps seul et correspondant à un scénario. Certaines écoles proposent des séries de kata à deux. Ces formes constituent autant de supports à l'enseignement et permettent la transmission de l'ensemble des techniques d'une école.

Les katas se composent à la base des quatre mêmes étapes :

dégainé et première coupe (nukitsuke ou nukiuchi)
coupe principale (kiri oroshi)
nettoyage de la lame (chiburi)
rangement de la lame dans le fourreau (notō)

On distingue aussi une partie importante propre à de nombreux kata : furikabutte, l’action de « brandir le sabre ».

De nombreuses variantes, coupes, frappes d’estoc, frappes avec la poignée du sabre, sont ajoutés dans certains kata. Les kata démarrent soit debout (tachi iai), soit à genoux au sol (seiza), soit dans une position avec un seul genou au sol (tate hiza).

Ces kata doivent être « habités » par le pratiquant, et induisent des notions fondamentales propres à tous les budō :

zanshin : la vigilance active. Le ressenti, la perception de l'environnement,
seme : la menace, construction de l'attitude exprimant la capacité de réaction instantanée,
metsuke : le regard global, non focalisé, perception visuelle large,
kokoro : le cœur, l'esprit, l'audace, l'honnêteté, la sincérité (terme difficilement traduisible).


L’entraînement au iaidō peut se qualifier de pratique individuelle - collective.

Individuelle, car sans partenaire direct, hormis dans la situation virtuelle du kata. Intellectuellement, c'est principalement un travail approfondi sur la concentration. Physiquement, sous des aspects souvent calmes, l'entraînement - surtout pour les départs en seiza (à genoux) ou tate hiza (un genou au sol, assis sur le talon de la même jambe) - fait intervenir des muscles puissant des jambes - fessiers, adducteurs, psoas iliaque, jumeaux, ischio-jambiers, gourmands en énergie, ainsi que toute la ceinture abdominale, à partir de positions en flexion maximum, fourni un effort propre à l'endurance et la puissance (force-vitesse). Cette pratique bien menée ne provoque aucun traumatisme, et peut se poursuivre sans problème jusqu'à un âge avancé, avec toutefois une réserve pour les genoux. On note en effet que certaines écoles exigent le port de protections type genouillères, lors de la pratique des kata notamment.

Collective, car l'exercice d'apprentissage demande un rythme spécifique pour chaque niveau d'étude et pour chaque école. Ce rythme, ce déploiement collectif d'énergie, appelé ki awase, porte le pratiquant, bien au-delà du stade où il aurait arrêté s'il était seul. De plus, l'exercice consistant à suivre exactement le rythme du professeur ou d'un élève avancé, fait partie de l'étude dans l'objectif de la mise en harmonie instantanée indispensable lors d'un duel (i - unité, ai - harmonie).

source: wikipédia Smile




Historique du Muso Shinden Ryu Iaïdo :

Le sabre n'est peut-être pas l'arme la plus ancienne du Japon mais il était la plus raffinée. Durant plusieurs siècles, il occupa une place prépondérante dans l'entraînement du Bushi. La forge et le travail du métal étaient familiers aux Japonais deux siècles au moins avant l'ère chrétienne. Des sabres en fer ont été découverts dans des cryptes en pierre et des dolmens datant de la période Kofun-Bunka (400 avant J.-C. à 700 après J.-C.) et témoignent de l'avancement technique et artistique de la culture japonaise à cette époque.

La plupart des historiens s'accordent cependant pour dater du début du 8e siècle la forme et le style (appelé Nippon-To) de la lame. Une légende rapporte que cette évolution du sabre est due au travail d'un forgeron du nom d'Amakuni de la province d'Yamato.

Le Nippon-to était appelé l'âme du Bushi, car il en était le symbole même. Le Bushi ne se séparait jamais de son sabre, il vivait et mourait par lui. Le sabre reliait intimement son être tout entier à la question de vie et de mort ce qui l'obligeait à transcender la conception classique de la vie et de la mort. Cette lutte intérieure entraînait un changement d'attitude mentale appelé "Seishi O Choetsu" et donnait au sabre un double but: trancher toute opposition extérieure et, intérieurement, trancher l'ego du Bushi ce qui permettait l'éveil spirituel. Le sabre en est arrivé à symboliser un certain nombre de qualités morales: loyauté, sacrifice de soi, sens de l'honneur, sincérité, justice et courage.

La forge du sabre évolua parallèlement aux différentes manières de l'utiliser, le Nippon-to devint une des plus belles créations japonaises qui, liée à un art de combattre hautement élaboré, combinait beauté et utilité. La technique du sabre se divisait en deux parties essentielles: le Kenjutsu et le Iaïjustsu. C'est à travers l'étude de ces deux pratiques qu'on peut comprendre le mieux l'esprit des arts martiaux.



De nombreuses écoles de sabre

Du 10e siècle (époque de Amakuni) au 11e siècle (1876: Haitorei), on vit naître plus de 2 000 écoles de combat au sabre (Kenjutsu) originales dans leurs principes et leurs théories et plus de 400 écoles différentes enseignant l'art de dégainer le sabre en coupant (Iaïjustsu). A première vue, ces chiffres peuvent paraître exagérés, mais il faut se souvenir que de nombreuses écoles n'avaient qu'une durée limitée et que beaucoup d'autres n'étaient que les ramifications d'une branche maîtresse. A cette époque, toute méthode qui ne s'avérait pas efficace au combat était rapidement abandonnée. Il existait ainsi plusieurs traditions d'enseignement du sabre:

LA TRADITION SHINTO RYU
Le fondateur de la tradition Shinto Ryu fut Iizasa Choisai Ienao (1387-1488). Son école fut appelée Tenshi Shoden Katori Shinto Ryu.
LA TRADITION CHUJO RYU
Le fondateur de la tradition Chujo Ryu fut Chujo Nagahide. On ignore les dates exactes de sa naissance et de sa mort. On s'accorde cependant à penser que son école fut fondée entre 1390 et 1430.
LA TRADITION KAGE RYU
Le fondateur de la tradition Kage Ryu fut Aizu Hyuga no Kami Iko (1452-1538).

Chacune de ces écoles donna naissance à différents styles. En dehors de ces traditions, d'autres écoles avaient leur propre caractère:

L'une des plus importantes fut le Niten-lchi Ryu de Miyamoto Mushashi (1584-1645). Son livre "Gorin no Sho" (le Traité des cinq roues) est d'une lecture fort instructive pour les pratiquants d'un art martial, bien qu'on soit aujourd'hui moins sûr que M. Musashi soit le véritable auteur de l'oeuvre.
Autre école, influencées par l'école Katori Shinto, fut le Jigen Ryu, fondée par Togo Shigekura (1561-1643); son école connut un regain de popularité à la fin de l'époque Tokugawa, lors de la rébellion Satsuma. Sous la direction de Saigo Takamori, en 1877, 40 000 Samouraïs rebelles, armés de sabres, firent face à 65 000 soldats gouvernementaux, armes de fusils. Saigo mourut au combat mais les pertes furent égales de part et d'autre (6 000 morts et 10 000 blessés).
Une école d'un certain intérêt, puisqu'elle est le principal sujet d'étude des membres de la F.E.I., celle de Hayashizaki Jinsuke Shigenobu, datant du début de la période Edo. Cette école connut rapidement un vif succès, exerça une grande influence sur les samouraïs et fut prépondérante pour la fondation de nombreuses autres écoles de Iaï au Japon.

Hayashizaki Jinsuke Shigenobu : une existence mystérieuse

Le fondateur de ce que l'on appelle aujourd'hui Muso Shinden Ryu s'appelait Hojo Jinsuke Shigenobu ou encore Hayashizaki Jinsuke Shigenobu. Les faits et actes de sa vie sont assez mal connus et son histoire ressortit souvent à la légende. Nous savons cependant qu'il naquit dans la province de Sagami (Soshu) vers le milieu du 16e siècle. Il s'installa plus tard, dit-on, dans la province de Mutsu au nord du Japon. On sait mal actuellement à quel degré de perfection il parvint dans son art mais on sait qu'il étudia intensivement l'art du sabre, approximativement de 1596 à 1601. Par la suite, il mit au point une série de technique de Iaï qu'il appela Batto-Jutsu et qui prirent, selon les époques, différents noms: Junpaku den, Hayashizaki Ryu, Shin Muso Hayashizaki Ryu, Shigenobu Ryu, etc. Nous savons également qu'il fit une tournée au Japon à la mode Musha-Shugyo et que c'est durant cette période qu'il attira un grand nombre de disciples. Les techniques exactes qu'il enseignait nous restent aussi obscures que sa propre vie mais on s'accorde le plus souvent à penser qu'elles étaient relativement simples, pratiques et très adaptées au combat. On dit aussi qu'il fit, à l'âge de 73 ans, en 1616, une deuxième tournée à travers le Japon au cours de laquelle on perdit sa trace.

Sous son influence de nombreuses écoles de Iaï prirent naissance.

Après sa mort, la tradition du Shin Muso Hayashizaki Ryu fut perpétuée par Tamiya Taira-no Hyoe Narimasa qui, dit-on, fut le professeur de Tokugawa Ieyasu, Hidetada et Iemitsu. Ce fait contribua très certainement à la popularité de ce style. Nagano Murakusai Kinro, 3e Sokei, succéda à Tamiya Narimasa puis Numo Gumbei Mitsushige, 4ee Sokei, Arikawa Shozaemon Munetsugu, 5ee Sokei, Manno Danuemon Nobusada, 6ee Sokei.

Le 7ee Sokei fut Hasegawa Chikara-no-Suke Hidenobu (Eishin). Il étudia Hayashizaki Ryu sous la direction de NobuSada, à Edo, durant la période Kyoho (1716-1735) et fut très réputé pour sa maîtrise dans l'art du sabre. Il fit évoluer de nombreuses techniques et mit au point, dit-on, l'art de dégainer une arme dont le tranchant est tourné vers le haut. De retour dans sa province, il donna à son style le nom de Muso Jikiden Eishin Ryu. Il s'y est conservé jusqu'à nos jours.

Le 9ee Sokei, Hayashi Rokudayu Narimasa, était le vassal de Yamanouchi Toyamasa, 4e Hanshu, gouverneur de province. Il étudia, durant son séjour à Edo, le Eishin Ryu sous la direction de Arai Seitatsu, 8e Sokei et suivit simultanément l'école Shinkage Ryu sous la direction de Omori Rokuro Saemon Masamitsu. Ce dernier avait mis au point une méthode de Iaï se pratiquant dans la position seiza (assis). Il l'enseigna à Hayashi Morimasa qui, plus tard, l'intégra dans le Muso Jikiden Eishin Ryu. C'est ce que nous appelons aujourd'hui Shoden Omori Ryu.

Après l'enseignement du 11e Sokei, un schisme se développa, qui donna naissance à deux branches: Shimomura-ha et Tanimura-ha. Le 10ee Sokei du Shimomura-ha fut Nakayama Hakudo Sensei. Il étudia Muso Jikiden Eishin Ryu, dans la province de Tosa, sous la direction de Hosokawa Yoshimasa, 15e Soke (Shimomura-ha) et sous celle de Morimoto Tokumi, 17e Sokei (Tanimura-ha). En 1933, il donna à son enseignement le nom de Muso Shinden Ryu Batto-Jutsu, école dont la popularité ne fit que croître grâce à ses efforts perpétuels et au travail de ses disciples.

source : fédération européen d'iaido ( www.fei-iai.ch )
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Re: Iaido : le voie de l'unité de l'être.

Message  Fred le Mar 7 Aoû - 10:57





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