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Origine et différents style de Karaté

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Origine et différents style de Karaté

Message  Fred le Ven 3 Aoû - 5:14

Voici le lien d'un site très bien présenté qui parle d'okinawa et du karaté.

http://pagesperso-orange.fr/budokai/karatedo_histoire_okinawa.htm

Le karaté (空手道, karate-dō?) est un art martial japonais. Cependant, l'origine est okinawaïenne (une île de l'archipel des Ryūkyū, qui a longtemps constitué un royaume indépendant du Japon, au sud de l'île de Kyūshū). En japonais le kanji (idéogramme) « kara » signifie le vide et plus précisément la vacuité au sens bouddhique du terme, « te » est la main ainsi que la technique que l'on réalise avec la main. On traduit littéralement par « la main vide ». On pourrait aussi dire, et penser, « à main nue ». Cependant, à l'origine, karate était écrit avec les kanjis 唐手, qui signifient « boxe chinoise » (« Tō-De » , « la main de Chine »).
Karaté:

Boxe chinoise:

En 1935, à cause de la montée du nationalisme japonais et pour faciliter la reconnaissance et la diffusion du karaté, Gichin Funakoshi (voir ci-dessous) a remplacé ces kanjis par l'orthographe actuelle, pour « gommer » l'origine extra-japonaise.

Présentation générale :

Le karaté est basé sur des techniques de percussion utilisant l'ensemble des armes naturelles du corps (doigts, mains ouvertes et fermées, avants bras, pieds, tibias, coudes, genoux, tête, épaules ...) en vue de bloquer les attaques adverses et/ou d'attaquer.


Les techniques regroupent des parades, des esquives, des balayages, des projections et des clés. Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style (shōtōkan, wadō-ryū, shitō-ryū, gojū-ryū...).

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l'enseignement comporte trois domaines d'étude complémentaires : le kihon (基本), les kata (型 ou 形) et le kumite (組手).

Le kihon consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.
Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques ayant pour but la formation du corps, l'acquisition d'automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le kata dépasse l'aspect purement technique en permettant au pratiquant, par de très nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection du geste et surtout de faire l'expérience de l'esprit.
Le dernier domaine est le kumite ou combat. Littéralement cela signifie « grouper les mains », c'est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté. De la plus codifiée à la forme la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d'attaque précis (ippon kumite pour une attaque, sanbon kumite pour trois attaques…), dit souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

Les origines de l'art :
Bodhidharma et le temple de Shaolin (l'origine mythique)

En 480 ou 520, un moine nommé Bodhidharma quitta l’Inde pour s’installer dans le temple de Shaolin dans le Nord de la Chine. Ce monastère de la petite forêt (Shao Lin Shi en Chinois) situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Deng Feng, avait été créé au premier siècle de notre ère par un certain Batuo, nommé le " Premier Ancêtre " et consacré en 496 par l’Empereur Xiaowen (Chao Wen) des Wei du nord qui lui décerna le titre de " Premier Monastère sous le Ciel ". Il s’agissait donc d’un monastère déjà très connu avant l’arrivée de Bodhidharma.

Durant neuf ans et devant un mur, Bodhidharma décida de se livrer à la méditation bouddhique. Cependant, au bout de trois ans de veille, le Prince Bodhidharma se laissa aller au sommeil et rêva des femmes qu'il avait jadis aimées. A son réveil, furieux de sa faiblesse, il s'arracha les paupières et les enterra. Quelque temps plus tard, il observa que les paupières avaient poussé, donnant naissance à un buisson qu'il n'avait jamais vu auparavant ; il en grignota les feuilles, et s'aperçut qu'elles avaient la propriété de tenir les yeux ouverts. Ses disciples chinois récoltèrent les graines ; ainsi commença la culture du thé. Cette découverte lui permit de prolonger sa méditation six longues années. Ce faisant il se mit à comprendre le langage des fourmis et découvrit la vérité.

La tradition, toujours elle, affirme que ces bonzes, faméliques parce que mal nourris, ne pouvaient supporter l’immobilité que leur imposait la méditation. Bodhidharma se souvint alors de diverses formes gymniques, plus ou moins guerrières, qu’il avait étudiées pendant son jeune âge sous la direction de son père. Ce dernier était, en effet, en plus de sa fonction de roi, un haut initié de la caste des Ksattriyâs et connaissait donc l’art du combat, proche de ce qui est, actuellement en Inde, le Kalaripayat. Il mit donc au point une méthode connue sous le nom évocateur de « Nettoyage des muscles et des tendons, purification de la moelle et des sinus »... le « Yi Jing King Yi Sui Jing » connue également sous les dénominations de Shi Ba Lo Han She (Shih Pa Lohan Sho), de I Chin Ching et de Ekkinkyo (Ekki Kin Kyo Jya) en Japonais.

Cette méthode mi-gymnique, mi-martiale fit couler beaucoup d’encre puisqu’elle fut considérée par certains comme étant à l’origine même des diverses pratiques martiales réputées du Monastère de la Petite Forêt... donc de la plupart des Arts Martiaux Chinois (Wushu ou Kuoshu) et, ce faisant des origines profondes des Arts Martiaux (Bujutsu et Budo) japonais.

L’enseignement de ces techniques a été et est toujours secret. Sa diffusion a été possible lors de l’invasion du temple de Shaolin qui a forcé les moines à fuir dans toute la Chine et donc à diffuser ces techniques. De nos jours, beaucoup de styles se disent toujours d’inspiration de Shaolin.

Bodhidharma qui serait le 28e descendant de Bouddha et fondateur du Chan, diffusa le bouddhisme en Chine. Le "Chan" étant la traduction du Zen en chinois.

La naissance des arts martiaux s'est faite dans une période d'échanges constants avec la Chine, il y avait mélange permanent d'exercices physiques, de récits mythiques et de philosophie.

Critique historique:
Ces récits historiques de la création du karaté semblent néanmoins teintés du désir japonais de minimiser l’influence chinoise. Il s’avère que des pratiques guerrières, ou martiales étaient déjà très développées en Chine bien avant la venue de Bodhidharma.

Sunzi , Général chinois, dans ses Treize chapitres sur l’Art de la Guerre, ouvrage écrit au quatrième siècle avant notre ère, traite, par exemple, de l’Art du Poing (Quanfa ou Chuan Fa) et en conseille l’usage aux officiers, 800 ans avant la venue de l’Illuminé en Chine.

Les historiens japonais de la période nationaliste attribuaient la paternité des Arts martiaux à Bodhidharma donc au courant bouddhiste. Ils en avaient ignoré les origines taoïstes à dessein. Ils passaient ainsi sous silence les autres versions issues d’une tradition chinoise, avec laquelle le Japon impérial avait historiquement peu d’affinités.

Par ailleurs, il semble qu'il y avait bel et bien 5 temples portant l'appellation "Shaolin" en Chine. Le moine bouddhiste aurait trouvé refuge non pas dans le temple Shaolin du Quangzhou (d'où proviennent bien les applications martiales apparentées au kung-fu ) mais dans celui de Songchan dans le He Nan, au centre de la Chine. Le monastère de Quangzhou étant situé bien plus au Sud, son influence sur la pratique martiale d'Okinawa est incontestable. Beaucoup de biographies de grands maîtres du karaté attestent d'ailleurs de très longs séjours réalisés dans le sud de la Chine. C'est le cas, notamment de Kanryō Higaonna et de Chojun Miyagi, le père du Goju-ryu.

Du Japon à Okinawa:

Après avoir été importé de Chine, le karaté a été développé et perfectionné à Okinawa. Les plus grands experts (dont Gichin Funakoshi, Kanryō Higaonna, Chōjun Miyagi,...) proviennent d’Okinawa qui est une île située au sud du Japon. C’est à ce titre que le karaté est considéré comme un art martial d’Okinawa.


Il n’y a pas de trace écrite de la transmission de ces techniques à Okinawa qui est considéré comme le berceau du karaté tel qu'il est pratiqué aujourd’hui. Mais ce dont on est sûr c’est que ces techniques ont été apportées par les Chinois qui se sont installés sur l’île d’Okinawa.

En 1409, le roi Sho Hashi unifie les territoires d’Okinawa et interdit la possession et l’usage des armes par crainte des révoltes populaires. Deux cents ans plus tard, soit en 1609, les armes sont à nouveau confisquées par le gouvernement japonais. Cette interdiction contraint les habitants à développer un mode de combat afin de pouvoir repousser les envahisseurs à mains nues.

Pour ces raisons, les habitants d’Okinawa ont adapté les méthodes de combat chinoises reprises sous le nom de Okinawa-Te en développant des techniques de combat à mains nues (sans armes). Te signifiant « main », Okinawa-Te signifiait donc les techniques de combat à mains nues d’Okinawa.

Les facteurs de développement du karaté:
De nombreux facteurs ont permis le développement du karaté (initialement To De ou encore plus simplement appelé De par les Okinawaïens) :

les nombreux échanges commerciaux entre Okinawa et la Chine ainsi que le lien de vassalité qui reliait les rois d'Okinawa à la Dynastie chinoise ; de ce fait, de nombreux habitants de l'île sont partis étudier un art martial chinois, puis, de retour, l'ont adapté ;
L'installation sur l'île d'Okinawa, dans le village de Kumemura, de trente-six familles chinoises dans le but de faciliter les échanges culturels et commerciaux entre cette île et la Chine ;
Le karaté s'est sans doute également développé sur l'île d'Okinawa en réaction à l'interdiction faite par les Japonais aux okinawaiens de porter et de posséder des armes (après l'annexion au XVIe siècle siècle de l'archipel par le Japon et l'installation du clan Satsuma). Ainsi, les Okinawaïens utilisèrent leurs mains en guise d'armes.
Deux grands courants sont apparus liés aux deux principales villes d'Okinawa : Shuri (shuri-te) et Naha (naha-te). Un troisième courant (tomari-te) s'est également développé, combinant certaines techniques des deux précédents, s'expliquant en partie du fait de la situation géographique de sa ville d'origine, Tomari, située entre Shuri et Naha.

Entre le XVIIIe siècle et le XXe siècle, du fait que la pratique de cet art était interdite par l'occupant japonais, les cours avaient lieu en secret, de nuit dans des jardins fermés.

C'est Maître Funakoshi qui introduisit le karaté en 1922 sur l'archipel japonais en réalisant une démonstration devant l'empereur du Japon. Il est considéré aujourd'hui comme le père du karaté moderne.

Ce fût Chōjun Miyagi, le père fondateur du gojū-ryū, qui présenta le premier l'examen officiel de Maître bushido devant les autorités du Dai Nippon Butokukai, organisme d'État japonais créé dans le but de contrôler tous les arts martiaux du pays. C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche. Il obtint le titre de kyōshi (« maître »), le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de karaté présentant cet examen. Grâce à lui, cet art martial faisait, en 1935, sa véritable entrée dans le budo japonais.

Le développement des techniques du karaté et leur enseignement s'est fait aussi grâce à des maîtres tels que Sōkon Matsumura (1809 - 1901) et Ankō Itosu (1832 - 1916). Ce dernier a véritablement développé une véritable pédagogie du karaté shōtōkan-ryū, créant les cinq premiers kata de base (eian shodan, eian nidan, eian sandan, eian yodan, eian godan), à partir d'un kata d'origine, très long : kosokun dai (ou kushanku dai ou encore, kanku dai en japonais).

En parallèle du karaté s'est développé le kobudō (combat avec des outils agraires faisant office d'armes : tonfa, nunchaku, bō, jō...) : l’interdiction d’utiliser des armes à l'époque a été contournée par l’utilisation d’outils agricoles traditionnels. C’est ainsi qu’on retrouve parmi les armes traditionnelles d’Okinawa : le bō (le bâton de l’éleveur a multiple usage), le nunchaku (utilisé pour battre le blé,le riz), le saï (trident qui servait à faire un trou pour planter le plant de riz), le tonfa (manche de meule)…

Source: Wilkipédia


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Re: Origine et différents style de Karaté

Message  Fred le Ven 3 Aoû - 5:15

Les styles de Karaté.


La dénomination karaté:
Comme dit plus haut, le karaté provient de la Chine. C’est là en effet que beaucoup de japonais allaient pour s’entraîner à la boxe chinoise. À leur retour au Japon, cette boxe chinoise était connue sous le nom d’Okinawa-te. Au début du XXe siècle, le mot Okinawa-Te a été remplacé par le Karaté-Jutsu (唐手術, littéralement « technique de la main de Chine »).

Lorsque Gichin Funakoshi vient s'installer au Japon pour enseigner le karaté, à la demande de Jigorō Kanō - qui lui apportera son aide pour s'installer - , il se rend compte que le très fort nationalisme présent ne lui permettra pas d'enseigner un art martial appelé « la main de Chine », surtout étant donné son statut d'immigré (Okinawa n'étant qu'une colonie).

Les idéogrammes désignant alors le nom du karaté étaient alors 唐手 normalement lu tōde ou tōte, mais dont une autre lecture, inhabituelle, pourrait être karaté. Il modifie alors les idéogrammes en 空手, se prononçant karaté, et signifiant « la main vide » ou « la main du vide » (dans le sens bouddhique).


Les styles majeurs du karaté:
Plusieurs écoles ou styles différents se sont crées au cours du XXe siècle. Ils varient tous les uns des autres, dans bien des domaines : frappes, positions de combat, utilisation d'armes, applications martiales ... Les 4 grands styles officiels du karaté sont : le Shotokan, le Goju-Ryu, le Wado-Ryu et le Shito-Ryu. Toutefois, au cours de l'histoire, nombre d'écoles se sont créées et ont grandi avec plus ou moins de réussite.

Shotokan-ryu:
L'école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi : style de karaté japonais fondé en 1938 et issu du Shorin-ryu d'Okinawa introduit par Funakoshi père.


Né en 1868 Funakoshi vécut dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Île d'Okinawa. L'ère Meiji débutait, l'homme était alors très cultivé et de surcroît poète. Sensible au code moral de ses ancêtres il observait rigoureusement les interdits d'autrefois, et considérait aux vues de ces principes que le Samouraï se doit en toute occasion de renvoyer une image impeccable.

Le Maître Gichin FUNAKOSHI est considéré comme le fondateur du karaté moderne.

Il fut le premier à promouvoir cet art martial et fut choisi afin de représenter le karaté-do lors de la première démonstration nationale d'athlétisme à Tokyo en 1922, sur invitation de Jigorô Kanô, fondateur du judo.

Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Harada, Hironishi, Takagi, Oshima, Nakayama, Nishiyama, Kase.

Mais c'est son fils Yoshitaka qui fut à l'origine du style tel qu'on le connaît désormais.

Ce style est considéré comme l'un des plus puissants; les coups de poings sont directs, les coups de pieds bas et les katas sont longs. Cependant une scission est apparue avec la JKA (Japan Karaté Association) en raison de plusieurs désaccords notamment quant aux adaptations sportives liées au karaté de compétition que Funakoshi père exécrait.

On peut donc dire qu'il existe plusieurs courants shotokan, le versant traditionnel étant représenté entre autre par Tsutomu Ohshima (la famille Funakoshi lui à d'ailleurs confié la traduction du 2ême Livre du maître « karaté do kyohan », où, pour la première fois, la main chinoise est devenu la voie de la main vide, l'idéogramme japonais chinois et vide étant similaire phonétiquement. Il s'agit certainement du meilleur livre du maître, le plus complet, fruit de nombreuses recherches où il livra la version définitive de sa voie de la main vide) qui prône un karaté proche de Funakoshi père.

Ce courant également appelé Shotokan Ohshima est représenté en France depuis 1964 par l’organisation France Shotokan. Un autre shotokan important est celui de Taiji Kase car même si ce dernier a été rattaché à la JKA et a entraîné de grands champions et malgré certaines positions identiques au fils Yoshitaka, notamment le kiba-dachi très large (dur pour les genoux) il a fini par développer dans un esprit traditionnel son propre style représenté en France entre autres par l’organisation IEKS (Institut d'Enseignement du Karaté Do Shotokan Ryu Kase Ha).

Une autre branche est représentée par Hidetaka Nishiyama, chairman de l'ITKF (International Traditionnal Karate Federation), seule fédération reconnue par le CIO avec l'appellation traditionnel.


Ce courant est représenté en France par la Fédération de karaté traditionnel et Arts Martiaux Assimilés en France (FKTAMAF).

Le shotokan de Hirokazu Kanazawa est actuellement un des héritages les plus marquant de l'histoire du karaté dont le style est teinté de tai-chi-chuan que le maître a parallèlement étudié.


Goju-ryu:
Style de karaté prenant son origine dans le Naha-Te (puis Shorei-ryu) d’Okinawa et fondé par Chojun Miyagi en 1926.

C'est ce dernier qui concrétisa le passage du Naha-Te au Goju-Ryu et qui décida de l'appellation. La véritable branche japonaise du Gôjû Ryû connut toutefois son essor avec un de ses élèves, Gogen Yamaguchi, un maître légendaire du karaté qui fût surnommé "le chat".

Chojun Miyagi fût sans conteste le seul maître qui réussit à convaincre les autorités japonaises d'adopter le karaté parmi les arts martiaux reconnus du Budo.
Ce maître de Gôjû Ryû présenta en 1935 l'examen officiel de Maître Bushido devant ces mêmes autorités du Dai Nippon Butokukai.
C'était la première fois qu'un Maître de karaté faisait cette démarche.
Il obtint le titre de Kyōshi, le plus haut titre qui sera jamais donné à l'époque à un Maître de Karaté. Il parvenait de la sorte à concrétiser un projet que Gichin Funakoshi caressait sans trop de résultat depuis des années : faire reconnaître le karaté comme art martial à part entière par le Japon et le faire adopter dans la pratique d'entraînement des guerriers du Budo.

Le style Goju-Ryu a été celui de la casse par excellence, exercice pratiqué antécédemment afin de voir de degré de force et de résistance des meilleurs élèves.
Style de karaté resté assez traditionnel, il marie des techniques issues de différentes écoles chinoises ainsi que les bases ancestrales d'Okinawa. Caractérisé par des positions naturelles, il comprend des modes de frappes et des déplacements souvent circulaires, visant les points vitaux. Le Goju-ryu est fortement influencé par les méthodes du sud de la Chine : mêmes concepts techniques, même importance donnée au travail de l'énergie interne. Les postures sont stables et puissantes (sanchin dachi est la plus caractéristique du style et se retrouve dans tous les katas du Goju-Ryu), les coups de pieds bas uniquement (essentiellement mae-geri et kensutso-geri), la respiration ventrale sonore, les déplacements courts et en demi-cercles. Le représentant du Goju ryu en France au sein de la Fédération Française de karaté est Maître Oshiro Zenei.

Wado-ryu: (l'école de la voie de la paix):
Style japonais de karaté créé en 1939 par Hironori Ohtsuka.


Celui-ci était maître de ju-jitsu lorsqu’il découvrit le karaté sous la férule de Gichin Funakoshi.
Il complètera quelques lacunes grâce à ses connaissances initiales et à la pratique du Shito-ryu afin de créer son style plus proche du Budo.
Initialement pratiquant de karaté Shotokan, Ohtsuka perçoit les limites de ce style après une sévère défaite que lui inflige un pratiquant de boxe chinoise.
Il modifia le shotokan original en développant un style moins rigide, visant à éviter les coups de l'adversaire plutôt qu'à les bloquer comme le fait le karaté shotokan.


Shito-ryu:
Style de Karaté d’Okinawa créé en 1939 par Kenwa Mabuni.


Le fondateur a été un élève brillant des 2 grands maîtres de l’île : Anko Itosu du Shuri-te, et Kanryo Higashionna (ou Higaonna) du Naha-Te. Ce style possède officiellement 60 katas. Le Shito-ryu est le style possédant le plus de katas. Maître Mabuni, créateur du style, rajouta au Naha-te et au Shuri-te des techniques souples de mains comme des blocages circulaires et des attaques de poings à courte distance qui lui furent nécessaires dans l'exercice de son métier de policier. Ce style utilise des coups de poings souples et les coups de pieds visent les parties médianes du corps.


Source: Wilkipédia


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Re: Origine et différents style de Karaté

Message  Fred le Ven 3 Aoû - 5:15

Autres styles et écoles:

Kyokushinkai:
(L’école de « l’Ultime Vérité »): style créé en 1964 par Masutatsu Oyama à partir du Goju-ryu et de quelques éléments du Shotokan.





Le karaté Kyokushin est basé sur le combat au contact, ce qui en fera d'ailleurs sa particularité: Pour les plus enhardis de ses karatékas, Maître Oyama a créé une épreuve que chacun peut présenter quand il le désire: l'épreuve des 100 combats.
Son fondateur inscrira son école dans la légende en participant à différentes formes de démonstrations et de casses spectaculaires.
Avec plus de douze millions de pratiquants à travers les 5 continents , le kyokushinkai est le style de karaté do le plus pratiqué.

Uechi-ryu:
Style de Karatedo Okinawaïen hérité de l'enseignement de Kanbun Uechi.

Kanbun Uechi naquit à Okinawa le 5 mai 1877.
Son père était un paysan et la famille Uechi vivait très modestement. Homme tranquille, très doux, le père se faisait souvent embêter par ses voisins.
Aussi, le jeune Kanbun décida-t-il d’apprendre les arts martiaux pour devenir fort et respecté.
À l’âge de vingt ans, pour éviter la conscription, il partit en Chine. Là, en 1897, dans la province de Fujian, il fit la connaissance d’un maître chinois Zhou Zihe (Shu Shiwa en okinawaïen).

Shu Shiwa, expert d’une école de boxe chinoise du nom de pangainon, va enseigner ce style à Kanbun pendant dix ans. Le pangainon est basé sur les boxes du tigre, de la grue et du dragon.
Son originalité est le travail main ouverte, les coups portés avec la pointe des orteils, des piques aux yeux, des blocages circulaires, ... Kanbun Uechi, sous la surveillance de son Maître Shu Shi Wa obtiendra son Menkyo Kaiden (diplôme de professeur), et fondera ensuite un dojo en Chine dans lequel il enseigna 3 ans, ce qui fit un séjour de 13 ans dans ce pays ; c’est en 1909 qu’il retourne finalement à Okinawa.
Le style associe l'attaque et la défense dans un même mouvement et favorise l'endurcissement du corps pour l'attaque et la défense, notamment lors du kata Sanchin.

Goju-Ryu KuYuKai:
Sous l'impulsion de plusieurs élèves de Gogen Yamaguchi, certaines écoles Goju ont abandonné de la dureté au profit d'une plus grande fluidité. C'est le cas du Goju-Ryu KuYuKai enseigné par Maître Osamu Hirano.

À titre d'exemple, Sanchin, le kata respiratoire symbole du Goju (du même nom que la position des pieds), y perd en contraction et sonorité pour y gagner en profondeur.
Cette amplitude à l'inspiration et l'expiration lui a d'ailleurs valu de se voir rallongé. De façon générale, les frappes elles-mêmes, se sont déliées avec pour conséquence une fluidité accrue des enchaînements.


Karate-do Shotokaï Egami-ryu:
Association fondée en 1935 par les disciples de Gichin Funakoshi mais ne devient un style de Karaté à part entière qu’en 1957 sous l’égide de Shigeru Egami.


Ce style se veut être le prolongement des recherches de Yoshitaka Funakoshi (Shotokan) et intègre des techniques et notions propres à l’aïkido afin de rendre la méthode davantage en rapport avec les traditions martiales japonaises (Budo).
Deux courants prédominent le shotokaï actuel, celui de Tetsuji Murakami (également subdivisé en plusieurs associations du fait de sa mort et de la dispersion de ses élèves : Kiseikai, Shotokaï Europe, Mushinkai… Shotokaï Egami Do) et celui de Mitsusuke Harada.


Shorin-ryu:
(少林流, style de Shaolin) est le style le plus ancien mais connaissant de multiples variantes. C'est le style le plus pratiqué à Okinawa. Il provient du Shuri-te d'Okinawa. Les styles du karaté moderne comme le Shotokan, le Wado ryu proviennent du Shorin ryu.

Shorinji ryu:
Article détaillé : Shorin-ryu.

« L'école du temple de la petite forêt », en référence au temple de Shaolin, à l'origine du style shuri-te sur l'île d'Okinawa ; créé par Joen Nagazato lui-même élève de Chotoku Kyan, cette école contient à l'origine 9 kata que Kyan a enseigné à Nagazato et que ce dernier a voulu préserver tels quels. Ce style a connu par la suite quelques variantes selon qu'il fut enseigné par des Okinawaiens ou des Japonais de Honshu. En France, le shorinji-ryu a été développé sous l'influence de sensei Richard Kim ; le style a intégré des techniques provenant du Naha-te comme du Tomari-te tout en conservant la fluidité du shuri-te. Certains kata de kobudo sont également enseignés.


Shorinjiryu Kenkoken:

Shinan Masayoshi Kori Hisataka, créateur du Shorinjiryu Kenkoken, est né le 22 avril 1907 sur l’île d’Okinawa. Il étudia avec de nombreux grands maîtres des arts martiaux tout le long de sa vie. Ces premiers enseignants d’art martiaux furent son père, son grand père et son oncle qui lui enseignèrent la pratique familiale du kudaka-ryu. Par la suite, alors qu’il était encore jeune, il commença son étude des arts martiaux dans les écoles du maître Anko Azato. Le maître Anko Azato était alors considéré un expert du karaté d’Okinawa et de la manipulation du sabre. Il est dit que celui-ci aurait appris à Shihan Masayoshi Kori Hisataka une forme particulière du kata nijushiho. Certain affirme également que Shihan Masayoshi Kori Hisataka aurait étudié avec les maîtres Anko Itosu, Kanryo Higaonna et Chojun Miyagi alors que ceux-ci faisait l’introduction du karaté dans les écoles d’Okinawa. Alors qu’il était adolescent, Shinan Masayoshi Kori Hisataka aurait passé quelque temps sur l’île japonaise de Kyushu où il aurait appris le jujustu. Cependant, très peu d’information est disponible à ce sujet. Il étudia également la manipulation des armes avec Ufuchiku Kanegushiku à la demande de la famille Hisataka. Sa pratique des armes se concentra alors particulièrement sur les sai, le bo et le jo. Cependant, son principal instructeur dans les arts martiaux fut le maître Chotoku Kyan, lui-même un étudiant du maître Anko Azato et l’un des meilleurs maîtres des arts martiaux d’Okinawa à l’époque. Maître Chotoku Kyan aurait enseigné à l’époque plusieurs caractéristiques clefs du Shorinjiryu d’aujourd’hui à Shinan Masayoshi Kori Hisataka tels que l’utilisation d’un poing vertical, le déhanchement et les esquives. Il commença son étude du karatédo avec ce dernier en 1919.

En 1929, il fit une tournée à Taiwan en compagnie du maître Chotoko Kyan et du maître Ryosei Kuwae. Ils firent alors plusieurs démonstrations et apprirent de différents adeptes locaux des arts martiaux. Une légende dit d’ailleurs qu’il ne perdit aucun combat lors de cette tournée.

Voulant toujours améliorer ses habiletés, il partit en Chine perfectionner l’art du Shorinjiryu-Kempo. Au début des années 1930, il voyagea dans différents pays dont la Thaïlande, la Corée, la Birmanie, l’Afghanistan, la Russie et la Mongolie perfectionnant à chaque location sa connaissance des arts martiaux.

Toujours dans les années 1930, il se rendit à Tokyo afin d’étudier le judo sous la tutelle du maître Sanpo Toku. En une seule année, Shinan Masayoshi Kori Hisataka serait parvenu au rang de ceinture noire quatrième dan. Il étudia également le Kendo lors de cette période et aurait fait une tourné du Japon en compagnie du maître Chotoku Kyan.

Vers la fin des années 1930, après le début des hostilités entre la Chine et le Japon, Shinan Masayoshi Kori Hisataka fut posté en Manchourie. Lors de son séjour, il prit l’opportunité de s’entraîner avec le maître Minoru Mochizuki, un étudiant du fondateur du judo, maître Jigoro Kano, et du fondateur de l’aïkido, maître Morihei Ueshiba. Il est dit que certaines des techniques du karatédo shorinjiryu auraient été influencées par maître Minoru Mochizuki. Il aurait également étudié un art martial chinois connu sous le nom de Baji Quan lors de son séjour là bas.

Quelques années plus tard, à la fin de la guerre et à la suite du décès de son principal instructeur Maître Chotoku Kyan, il fonda les écoles de karatédo Shorinjiryu Kenkokan afin de promouvoir la santé et la discipline. Shinan Masayoshi Kori Hisataka créa ainsi son propre style de karaté, le Shorinjiryu Kenkoken dérivé du karaté lui ayant été enseigné par maître Anko Azato et maître Chotoku Kyan, du judo, du jujutsu, de l’aikijutsu et de différents arts martiaux chinois. Il ouvrit sa première école de Karatédo shorinjiryu en 1947. Il continua alors à développer son art en utilisant ses connaissances de différents arts martiaux japonais, chinois et d’Okinawa et ses nombreuses années de pratique. Il mit alors l’accent sur le développement de l’individu tant sur le plan physique que mental, principe qui devint en quelque sorte sa devise. Il mit également une grande importance sur les différents aspects qui caractérisent aujourd’hui le shorinjiryu tels que l’utilisation de toute la force du corps dans les techniques (le déhanchement), l’utilisation du talon lors de certains coups de pied, la position verticale du poing lors des coups de poing, l’apprentissage et l’exécution de kumités, les positions relativement hautes, l’utilisation d’esquives en préférence aux bloques et l’utilisation de bogus pour plus de sécurité.

Seido:
De Sensei Tadashi Nakamura


Kobudo:
Style utilisant les armes agraires comme le sosetsugon (ou nunchaku), le tonfa (manivelle de moulin), le Bô. Ces armes sont utilisées par les agriculteurs pour se défendre contre les envahisseurs et les pirates[13].


Nanbudo:
Fondé par Yoshinao Nanbu qui est également le fondateur de l'école Sankukaï


Sano-ryu:
Le Sano Ryu, le karaté du Yoseikan, est un style ancien qui a été élaboré à une époque différente de la nôtre. Un pratiquant de style moderne y verrait un Ju Jitsu, y trouverait une étude approfondie des Ko Budo (saï, tonfa, bâton, nunchaku, faucilles, rame, etc.). Mais c'est un style qui depuis toujours, a été conçu non comme un sport mais bien comme une arme.

Yoseikan est une école d'Arts Martiaux qui se trouve à Shizuoka dans Mukoshiki ji. Son maître fondateur s'appelle Minoru Mochizuki.

De famille samouraï, il joua un rôle assez important durant la deuxième guerre mondiale en Chine, où il était sous-préfet au Mandchukuo (région peuplée de Mandchous), c'est-à-dire la plus haute autorité à l'époque sur cette partie de la Chine. Élève très proche de Jigoro Kano fondateur du Judo, et de Morihei Ueshiba, fondateur de l'Aïkido, il fut le seul à obtenir le dixième dan des mains de celui qu'on appela plus tard " O Sensei ".

Le karaté fut enseigné au Yoseikan pendant plus de trente ans, jusqu'en 1999 par Teruo Sano, homme né de famille modeste. Durant ce temps il fit connaître son style très particulier, qu'on appelait simplement Yoseikan Karaté ou parfois Sano ryu. Teruo Sano était donc le maître du karaté du Yoseikan.

Une part importante repose sur l'anticipation, la perception des rythmes, des mouvements d'énergie. À l'heure actuelle il existe, notamment en Australie et en Italie des courants axés sur la compétition. Les résultats y sont d'ailleurs exceptionnels. En France, c'est la branche ancienne qui a prévalu depuis 30 ans.

Aujourd'hui ce style est enseigné en France par Frédéric Dupertout sensei, Shu Seki pour la partie "combat réel" du Yoseikan Sano Ryu,8e dan. [2]/À noter que Monsieur Lacassia (Turin - Italie) est nommé son second. Monsieur Bratich (Perth - Australie), pour sa part, est nommé Shu Seki pour la partie "sport" du Yoseikan Sano Ryu.


Chito-Kan:

fondé par Kyoshi Pierre Myre au Canada, surtout répandu en Amérique du Nord, Kyoshi Pierre Myre a donc fondé son style en regroupant trois maisons : Shoto-kan /Chito-Ryu et le Jeet-kun-do pour n'en faire qu’un où l’on pratique le traditionalisme et les techniques rapides de la main ouverte tout en respectant nos origines.


Yoseikan Budo:

Art martial fondé par Maître Hiroo Mochizuki, le Yoseikan Budo est une des disciplines associées de la fédération française de Karaté (FFKDA).

Yoseikan Karaté-Do:

Le Yoseikan Karaté-Do est un style de Karaté fondée au Québec par Giancarlo Borelli-Lucchesi. Le maître actuel du style est Marc Asselin, Hanshi, 9e dan. La Fédération Yoseikan Karaté-Do compte 25 écoles au Québec ainsi que plusieurs écoles en Côte-D'Ivoire.


Yoseikan ryu:
Fondé au Québec, par Maître Aymé Favre. Puis, le style a été développé par Maître Jacques Marleau et Maître Jim Hartnell. L'Association Yoseikan-Ryu opère principalement dans la région de Longueuil, Pointe-aux-Trembles et à La Prairie.


Kenshikan Kenpo Karate Do:
(Branche du Shito Ryu), créée par Maître Kenji Kusano.



Tokitsu-Ryu Jiseidô : Jisei Budô (Jisei Karatédô & TaiChi de combat)
Synthèse de différentes écoles chinoises et japonaises, le Tokitsu-ryu Jiseidô est une méthode fondée sur l'intégration de la respiration, de l'énergie et de l'action martiale via l'art de la percussion. Développée en plus de 30 ans d'études et de recherches menées par Maître Kenji Tokitsu - 9° Dan, la méthode fait sienne le concept profondément ancré dans la culture orientale selon lequel le corps et l'esprit forment une unité indissoluble. Le Jisei-dô est le produit d’une fusion du karaté, de l’art du sabre Japonais, du yi chuan, et du kikô de la méthode du Dr Yayama. Voir le site à ce sujet.


Shinshokaï:




Le shinshokai est un style de karaté développé en Belgique (Europe) par le Sensei Jacques Debatty (Shotokan 6° dan FMK) destiné à l’origine pour les personnes souffrant d’un handicap physique.

Depuis les années 80, le créateur de ce style a recherché au travers de la pratique avec des personnes souffrant d’un handicap à développer une méthode adaptée qui leur permet de surmonter leurs difficultés, d’être revalidées et d’atteindre une connaissance adaptée du karaté.

La richesse de cette méthode n’est pas seulement d’avoir créé une technique spécifique pour les moins valides mais de l’avoir adapté pour l’enseigner aux valides ce qui permet à chacun de développer son mental, son aptitude au combat de survie en s’imposant un handicap dans toutes les pratiques du karaté : kihon, kata, kumite.


Kenpo ou Kempo-ryu:

Style de karaté américain qui a été inspiré de plusieurs autres styles de karaté et beaucoup modifié avec les années. William Kwai Sun Chow, a été le principal créateur du Kenpo Karaté. Plusieurs autres comme Nick Cerio ont pris le style pour le modifier, lui ajouter des modifications et des préférences. Ce style possède des bloquages, des coups circulaires ainsi que des frappes et des bloques directs. Les katas sont nombreux et très importants. Les coups de pied sont très présents dans ce style.

Source: Wilkipédia.
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Re: Origine et différents style de Karaté

Message  Fred le Sam 11 Aoû - 5:42

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