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Funakoshi Gichin, fondateur du Karaté

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Funakoshi Gichin, fondateur du Karaté

Message  Fred le Sam 8 Fév - 14:33



Dernière édition par Fred le Sam 8 Fév - 16:33, édité 1 fois
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Fred
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Re: Funakoshi Gichin, fondateur du Karaté

Message  Fred le Sam 8 Fév - 14:35

Gichin Funakoshi:
À l'âge de 11 ans, il s'était déjà fait un nom dans le style d'art martial Ryukyu.
Commençant sa formation avec le Maître Azato Anko, il ne mit pas longtemps à égaler son maître en habileté, et à partager avec lui le sentiment d'être « l'artiste martial le plus accompli » dans le domaine.
Il appris également le karate-jutsu (signifiant « l'art martial de la main chinoise ») avec Maître Anko Itosu.
Ses deux professeurs furent impressionnés par sa noblesse de caractère.
Elaboration du Karaté do.
Comme au cours de ses années il a poursuivi sa formation et a continuellement développé ses remarquables qualités, Maître Funakoshi est devenu Chairman de la Okinawa Martial Arts Society aussi bien qu'un instructeur à l'école de professeur d'Okinawa.
Alors en 1922, à l'âge de 54 ans, il présenta le karaté-jutsu d'Okinawa au premier ministère de l'éducation. Cette présentation, la première démonstration publique du karaté-jutsu au Japon, eut un succès incroyable.
Et l'artiste martial précédemment inconnu Funakoshi Gichin est, en un instant, devenu célèbre dans tout le monde des arts martiaux japonais.
Immédiatement le fondateur du judo moderne, Kano Jigoro, invita Maître Funakoshi et sa pupille Gima Shinkin au dojo du judo Kodokan pour qu'ils fassent une démonstration de katas.



L'évènement remplit le dojo Kodokan. Il a été si bien reçu que Maître Funakoshi se trouva pressé de tous les côtés pour rester à Tokyo.
Encouragé par l'opportunité de promouvoir l'art martial pour lequel il avait tant fait, Maître Funakoshi commence à l'enseigner plus tard au Meiseijuku de Tokyo, un dortoir pour les étudiants d'Okinawan.
En 1922, Il publie un livre intitulé « Karaté de Ryukyu Kempo ». C'était la première exposition formelle au Japon sur l'art du karaté-jutsu.
Non seulement était-il frais et romancé, mais en plus il était admirablement bien écrit, et il créa immédiatement un engouement sans précédent pour le karaté.
Étant donné que la popularité du karaté-jutsu commençait à s'étendre, Maître Funakoshi produisit la première « certification du rang de Dan » en avril 1924.
Durant cette époque, avec l'encouragement de son professeur de bouddhisme, l'abbé Furukawa Gyodo du temple de Enkakuji à Kamakura, Maître Funakoshi commença à pratiquer le bouddhisme Zen.
Il a contemplé l'enseignement bouddhiste bien connu qui dit « la forme est le vide et le vide est la forme » (voir aussi Budo et spirualité).
Il commença à voir la pertinence de cela avec son art martial, et finalement changea les caractères de karaté pour kara + te (« Chinois » + « main ») en kara + te (« vide » + « main »).
Puis, afin de populariser l'art martial « local » d'Okinawa dans le reste du Japon, Maître Funakoshi a synthétisé un système très complet de techniques et théories, et changé les noms chinois et okinawa des katas en japonais.
En 1929, après mûre réflexion, il a également changé le nom de karaté-jutsu (« l'art martial de la main chinoise ») en karaté-do (« la voie du karaté » ou « la voie de la main vide »).
Il a ensuite défini les Vingt Préceptes du Karaté, et établi une grande philosophie du karaté.
Enfin, la voie du karaté a été reconnue, et a gagné en popularité à travers tout le Japon.
Le nombre de personnes voulant commencer la formation a tellement augmenté qu'il est devenu difficile de trouver un endroit pour qu'elles pratiquent.
Ainsi, en 1939 Maître Funakoshi établit le dojo du « Shotokan », qu'il fit construire à ses propres frais. « Shoto » est le premier prénom qu'il utilisait quand il faisait de la calligraphie et écrivait de la poésie. « Shoto » signifie « Vagues de Pins », et fait référence au bruit du vent soufflant à travers les pins, qui ressemble au son des vagues de l'océan.
À ce moment-là, Maître Funakoshi avait déjà longtemps enseigné le karaté aux étudiants de lycée et d'université. Par conséquent, des clubs de karaté s'étaient mis en place dans les établissements d'enseignement supérieur partout au Japon - c'est une autre raison pour laquelle le karaté est devenu aussi respecté qu'il l'est aujourd'hui.
Dans les raids aériens de la Seconde Guerre mondiale, le dojo Shotokan fut détruit, et la croissance du karaté s'arrêta temporairement.
Mais après la guerre, des élèves de Funakoshi se regroupèrent, et en 1949 ils formèrent la Japan Karaté Association, avec Funakoshi Gichin comme Maître Suprême.
Le 10 avril 1957, le ministère de l'éducation a reconnu officiellement la JKA.
Seize jours plus tard, à l'âge de 89 ans, Maître Funakoshi mourut.
Un grand mémorial public a été tenu à Ryogoku Kokugikan (Ryogoku National Sumo Hall), occupé par plus de 20 000 personnes, y compris beaucoup de célébrités venues témoigner leur respect.



Un monument commémoratif pour Maître Funakoshi a été construit à Enkakuji Temple dans Kamakura.



Les membres de la JKA l'ont visité symboliquement le 29 avril de cette année, la date du festival de Shoto.
Enseignement et philosophie du maître.
Gichin Funakoshi, le « père du karaté » aurait dit que « l'objectif ultime du karaté ne se résume pas aux mots « victoire » et « défaite », mais consiste plutôt en le polissage du caractère des pratiquants ».
L'approche de O'Sensei Funakoshi met en exergue les valeurs spirituelles et la finesse mentale au détriment de toute forme de brutalité, que celle-ci relève de la force physique ou de la technique.
Il ne tardait jamais à mettre en garde prétentieux et autres vaniteux, qui assoiffés de gloire, participaient à de spectaculaires démonstrations. « Ils jouent dans les branches et le feuillage d'un arbre sans avoir la moindre idée de ce que recèle le tronc ».
Aux yeux de O'Sensei, la pratique du karaté visait aussi bien la maîtrise de l'art lui-même que la maîtrise de notre propre esprit.
C'est ainsi que, dans Karate-dô Kyôhan, il écrit : « La valeur de l'art dépend de celui qui l'utilise. S'il est utilisé pour une cause juste, alors sa valeur est grande, par contre, s'il en est fait un mauvais usage, alors il n'est pas d'art plus nuisible et malfaisant que le karaté ».
Les arts martiaux ne sauraient être réduits à de simples techniques, ruses et stratégies dont l'unique dessein serait d'apporter la victoire en combat.
Dans la conception de O'Sensei maîtrise et agilité techniques s'affadissent bien plus vite au regard des vertus bien plus essentielles que sont le polissage du cœur et du caractère. Il encourageait les pratiquants à chercher les aspects cachés et fondamentaux de l'art.
Source: Wikipédia
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Re: Funakoshi Gichin, fondateur du Karaté

Message  Fred le Sam 8 Fév - 14:38

Les 20 préceptes du Karaté Dô.
Ô Sensei Funakoshi, afin de laisser une trace écrite et de guider les pratiquants dans leur quête d'une compréhension plus approfondie des aspects spirituels de la voie du karaté-dô, rédigea au soir de sa vie ce traité.
Ces maximes succinctes qui s'inscrivent dans le cadre d'une tradition orale étaient originellement destinées à être complétées par des explications du Maître, dans son dôjô ou au hasard de cours particuliers que celui-ci dispensait à ses disciples.
Les principes sont compacts, concis et tendent vers une nature profondément philosophique.
Cette même concision fait qu'ils sont sujets à des multiples interprétations et ce même dans leur langue d'originelle: le japonais.
Certains exégèses peuvent très bien altérer la signification originelle souhaitée par le Maître.
Les commentaires et interprétations sont de Genwa Nakasone, contemporain et allié de poids de maître Funakoshi.

C'est cette position privilégiée aux côtés du Maître qui fit de lui l'une des personnes les plus à même d'illustrer de commentaires les vingt préceptes.

1: N'oubliez pas que le karaté commence et s'achève dans le rei. Rei = « respect, courtoisie », mais ne pas le limiter à ces simples définitions. Il signifie le respect que l'on éprouve à l'endroit des autres, le rei est également la marque de l'estime que l'on a pour soi.
Lorsqu'on transfère cette estime que l'on a pour soi sur les autres - respect - on agit conformément aux principes du rei.
Les disciplines de combat qui font fi des principes du rei ne sont que pure violence, la force physique dénuée de rei n'est rien d'autre que brutalité, sans valeur pour l'être humain.
Le rei est la manifestation physique d'un cœur sincère, révérencieux et empli de respect.


2: Il n'y a pas d'attaque dans le karaté.
Dans le karaté les mains et pieds sont potentiellement aussi mortels que la lame d'un sabre c'est pourquoi dans la mesure du possible vous devez éviter de décocher un coup mortel. « Jamais il ne faut tirer son sabre sur un coup de tête », cet enseignement fondamental était au cœur du bushido japonais.
Ainsi « il n'y a pas d'attaque dans le karaté » est une extension du ce principe de base selon lequel il ne faut pas sortir son arme au moindre prétexte.
Elle souligne la nécessité absolue de faire montre de patiente et de pondération.
Mais quand la confrontation est inévitable le pratiquant doit se lancer corps et âme dans le combat.

3: Le karaté est au service de l'équité.
L'équité est ce qui sert le bien, la vertu, « quand je m'observe et que je constate que je suis dans le vrai, alors, mes ennemis, fussent-ils un millier ou dix mille, ne peuvent m'arrêter.
Cela implique bien sur qu'il faut faire preuve d'intelligence, de discernement et de force véritable ».



4: Apprends déjà à te connaître, puis connais les autres.
À force de pratique le karatéka connaît ses techniques favorites ainsi que ses propres faiblesses, en combat il doit connaître ses propres points forts mais aussi ceux de son adversaire.

5 :Le mental prime sur la technique.


Voila une anecdote qui illustrera cet aphorisme: « Un jour un célèbre maître de sabre Tsukahara Bokuden voulut mettre ses fils à l'épreuve.
Pour commencer, il fit appeler Hikoshiro, l'aîné des trois. En ouvrant la porte du coude, celui-ci la trouva plus lourde qu'à l'accoutumée et, en passant la main sur la tranche supérieure de la porte, constata qu'on avait disposé, en équilibre, un lourd appui-tête en bois. Il l'enleva, entra puis le remis exactement comme il avait trouvé.
Bokuden fit alors venir son fils cadet, Hikogoro. Quand celui-ci poussa la porte, l'appui-tête tomba mais il le rattrapa en vol et le remit à sa place.
Bokuden fit enfin appeler Hikoroku, son benjamin le meilleur, et de loin, au maniement du sabre. Le jeune homme poussa puissamment la porte et l'appui-tête tomba, heurtant son chignon.
En un éclair, il dégaina le sabre court qu'il portait à la ceinture et trancha l'objet avant qu'il ne touchât le tatami. À ses trois fils, Bokuden déclara: « c'est toi Hikoshiro qui transmettra notre méthode de maniement du sabre. Toi, Hikogoro, en t'entraînant ardemment, peut-être égaleras-tu, un jour, ton frère. Quand a toi, Hikoroku, tu conduiras certainement un jour notre école à sa perte et attireras l'opprobre sur ton patronyme. Je ne peux pas donc m'offrir le luxe de garder un individu aussi imprudent dans mes rangs ». Sur ces vertes paroles il le désavoua. Cela illustre parfaitement l'importance accrue des facultés mentales sur les facultés techniques.

6: L'esprit doit être libre.
Meng Tsu évoque la quête de l'esprit « perdu » pour mettre un terme à l'errance spirituelle.
Lorsque notre chien, notre chat ou nos poules se perdent nous remuons ciel et terre pour les retrouver et les ramener à la maison, mais il déplore que lorsque notre esprit(qui dirige notre corps) s'égare pour finir par se perdre totalement, nous n'essayons même pas de le remettre sur le droit chemin.
À l'inverse, Shao Yung soutient que l'esprit a besoin de se perdre, si l'on attache l'esprit tel un chat en laisse, il perdra sa liberté de mouvement.
Utilisez l'esprit a bon escient, laissez-le explorer à sa guise, ne le laissez pas s'attacher ou s'enfermer dans un carcan.
Les néophytes exercent souvent un contrôle trop pesant sur leur mental, ils craignent de s'ouvrir au monde et de laisser leur esprit courir librement.
Au cours de l apprentissage il est préférable de suivre les consignes édictées par Meng Tzu dans un premier temps, pour, dans un second temps, libérer l'esprit préconisé par Shao Yung.

7: Calamité est fille de non-vigilance.
Combien d'accidents sont imputables à la négligence, à l'étourderie, le moindre relâchement de l'attention peut réduire à néant les efforts de préparation et de recherche effectuées au préalable, si approfondis soient-ils.
En combat une « préparation bâclée » égal « désastre », pour ne pas arriver à de tels extrêmes nous devrions constamment analyser nos actes et faire montre de beaucoup de circonspection en matière de méthodologie.

8: La pratique du karaté ne saurait se cantonner au seul dôjô.
L'objectif du karaté est de polir et nourrir à la fois le corps et l'esprit, s'il commence au dôjô au cours de la pratique, ce travail, ne doit pas s'interrompre en fin d'entraînement.
Il faut pratiquer continuellement dans tous les actes de la vie quotidienne. Une alimentation déséquilibrée, un abus de boisson, des habitudes nuisibles à la santé en général auront des répercussions certaines sur la pratique au dôjô.
Ils fatigueront à la fois le corps et l'esprit et détourneront l'adepte du dessein ultime de la pratique.

9: Le karaté est la quête d'une vie entière.



La Voie du karaté est sans fin, c'est la raison pour laquelle un pratiquant sincère pratiquera jusqu'à son dernier souffle.
Dans Hagakure le seigneur Yagyu déclarait qu'il ne savait pas comment défaire les autres mais qu'il savait comment l'emporter sur lui-même: être meilleur aujourd'hui qu'hier et meilleur demain qu'aujourd'hui; C'est-à-dire, travailler sans relâche et jusqu'au dernier souffle pour sans cesse progresser. La Voie véritable est infinie.

10: La Voie du karaté se retrouve en toute chose, et c'est là le secret de sa beauté intrinsèque.
Un coup, de poing ou de pied, asséné ou encaissé, peut signifier vie ou mort.
Telle est la doctrine au cœur du karaté-dô. Si chaque domaine de la vie est abordé avec un tel sérieux, épreuves et difficultés peuvent être dépassés.
Si un pratiquant affronte chaque difficulté en ayant le sentiment que sa vie entière est en jeu, il réalisera l'étendue de ses propres ressources.

11: Pareil a l'eau en ébullition, le karaté perd son ardeur s'il n'est pas entretenu par une flamme.


L'apprentissage par la pratique revient à pousser une charrette vers le sommet d'une colline.
Cessez de pousser et tous vos efforts auront été vains.
Proverbe japonais. L'intégration d'une facette du karaté parmi d'autres, ou une pratique distendue, ne sauraient suffire. Seule une pratique régulière et assidue récompensera votre corps et esprit des fruits de la Voie.

12: Ne soyez pas obsédé par la victoire; songez plutôt, à ne pas perdre.
Savoir uniquement comment décrocher la victoire sans savoir comment perdre revient à se mettre soi-même en situation de défaite, ultimes paroles du Shogun Tokugawa.
L'attitude mentale obsédée par la victoire nourrit nécessairement un optimiste excessif qui, à son tour, nourrit impatience et irritabilité.
L'attitude la plus fine consiste, au contraire, à se résoudre fermement à ne pas perdre - quel que soit l'adversaire - en prenant conscience de nos propres forces et en faisant preuve de conviction inébranlable le tout en adoptant une attitude conciliante dans la mesure du possible.

13: Ajustez votre position en fonction de l'adversaire.

14: L'issue d'un affrontement dépend de votre manière à gérer les pleins et les vides (forces et faiblesses).
Les préceptes treize et quatorze évoquent l'attitude mentale à suivre en combat.
Un combattant doit pouvoir et savoir s'adapter à son adversaire, comme l'eau qui s'écoule naturellement du haut vers le bas le combattant évite les points forts de l'ennemi pour le frapper là où il est vulnérable.
Il doit éviter toute action stéréotypée, le maître mot de sa conduite doit être fluidité, souplesse, adaptation, plutôt qu'inertie et constance.

15: Considérez les mains et les pieds de l'adversaire comme des lames tranchantes.
Un pratiquant sincère de karaté-dô saura rendre ces extrémités corporelles aussi dangereuses que des armes blanches, dans cette optique même les mains et pieds d'un non-pratiquant peuvent s'avérer dangereux.
Un néophyte qui s'implique corps et âme dans une lutte pour la vie, sans craindre ni blessure, ni trépas peut libérer une puissance considérable et extraordinaire, et être capable de défaire n'importe quel débutant.
Que l'adversaire soit ou non, initié aux arts martiaux, ne doit en aucun cas nous leurrer sur son potentiel.

16: Faites un pas hors de chez vous et ce sont un million d'ennemis qui vous guettent.

17: Le kamæ, ou posture d'attente, est destiné aux débutants; Avec l'expérience, on adopte le shizentai (posture naturelle).


18: Recherchez la perfection en kata, le combat réel est une autre affaire.
Les katas sont la mœlle de l'entraînement du karaté-dô, il convient de ne pas les dénaturer et de s'y entraîner conformément à l'enseignement dispensé par le maître.
Anko Itosu disait « Respectez la forme des katas, ne cherchez pas à en travailler l'esthétique ».
En combat réel, il ne faut pas s'embarrasser ou de se laisser entraver par les rituels propres aux katas, le pratiquant doit dépasser le cadre imposé par ces formes et se délacer librement en fonction des forces et faiblesses de l'adversaire.

19: Sachez distinguer le dur du mou, la contraction de l'extension du corps et sachez moduler la rapidité d'exécution de vos techniques.
Les combinaisons citées dans ce précepte s'appliquent aussi bien en kata qu'en combat réel.
Si l'on exécute les katas sans combiner la possibilité de moduler l'intensité et le rythme des techniques ou l'alternance extension/contraction, l'exercice perd toute sa valeur.
L'alternance dur-mou, extension-contraction, lenteur-célérité, inspiration-expiration est de première importance en combat et peut déterminer l'issue d'un affrontement.

20: Vous qui arpentez la Voie, ne laissez jamais votre esprit s'égarer, soyez assidu et habile.
Que l'on adopte un point de vue spirituel ou technique le pratiquant ne doit jamais laisser son esprit « s'égarer » et doit être « assidu et habile ».
De nombreux maîtres ont illustrés ce précepte:
«Dès lors, je pratiquai matin et soir avec ferveur afin d'assimiler les principes de la Voie des arts martiaux au plus profond de mon être jusqu'à parvenir, aux alentours de ma cinquantième année, à une compréhension naturelle de ladite Voie. » ~ Miyamoto Musashi.
«Un merveilleux enseignement vient juste de se révéler à moi » Yamaoka Tesshu, fondateur de l école d escrime ~ Mutô-ryû, âgé alors de quarante-cinq ans.
«Je commence enfin à comprendre ce qu'est le blocage au visage» [jyodan agé uké] ~ O'Sensei Funakoshi, alors âgé de quatre-vingts ans.
C'est seulement au terme d'une pratique embrassant plusieurs décennies et entretenue par un esprit courageux et intrépide que l'on peut parvenir à assimiler, pour la première fois de son existence les véritables principes régissant la Voie.
Cela met en relief la vanité qu'il y a à croire que l'on pourra devenir maître d'un art martial après 5 ou 10 années de pratique-loisir.
Pareilles superstitions leurrent le pratiquant et salissent la Voie.
Vanité et fainéantise sont des chaînes qui entravent la progression, les pratiquants devraient se livrer à une autocritique de tout les instants et se faire sans cesse violence; jamais ils ne doivent manquer d'être constant jusqu'à avoir un aperçu clair des strates les plus profondes du karaté-dô.
Tous ceux qui ont pour ambition de cheminer sur la Voie devraient faire siens ces principes.

Le Maître Gichin Funakoshi est le père fondateur du karaté-dô moderne. C'est en tant que président de la Okinawa Shobukai, une association de karaté, qu'il fut convié en mai 1922 par le ministère de l'Éducation à prendre part à une démonstration, agréée par le gouvernement nippon, organisée à Tokyo.
Cette démonstration mettait en scène les arts martiaux traditionnels du pays, parmi lesquels le karaté.
C'est ainsi qu'il fut le premier héraut du karaté-jutsu, discipline originale en provenance d'Okinawa (de l'archipel des Ryu-kyu).
Il devait alors, pour satisfaire les requêtes de nombreux individus, s'installer dans la capitale et y travailler à vulgariser son art martial.
Avant de s'éteindre en 1957, il forma de nombreux élèves : Obata, Okuyama, Egami, Harada, Hironishi, Takagi, Ohshima, Nakayama, Nishiyama, Kase.
Source: Wikipédia
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Re: Funakoshi Gichin, fondateur du Karaté

Message  Fred le Sam 8 Fév - 14:42

Voici une biographie plus complète de Funakoshi:

Gichin Funakoshi est certainement le plus connu des grands maîtres.


Il est même souvent présenté comme le père fondateur du karaté.
En fait, si son influence reste encore de nos jours considérable, c'est surtout grâce à son rôle de premier plan dans la diffusion du karaté hors d'Okinawa.
Sensei Funakoshi est né en 1868 dans le district de Yamakawa-Chô sur l'Ile d'Okinawa dans l'archipel des Ryû-Kyû, quand débutait l'ère Meiji.
Il était un homme cultivé et un poète de renom. Il suivait de très près le code moral de ses ancêtres et observait les interdictions d'autrefois.
Fidèle à ses principes, il considérait que le Samourai devait avoir une apparence impeccable. Chaque matin, Sensei Funakoshi se tournait vers le Palais Impérial et s'inclinait avec un profond respect, il accomplissait le même cérémonial en se tournant du coté d'Okinawa.
De constitution naturelle fragile voire maladive, c'est dès l'enfance que ses parents lui firent étudier (le Karate) pour surmonter ses handicaps.
A l'école primaire, sa santé s'améliore notablement et il décide de s'investir dans l'art pour atteindre une véritable maîtrise.
Funakoshi, qui a alors quinze ans, est initié aux arts d'Okinawa par son professeur d'école qui n'est autre que le fils du grand maître Asato.
Plus tard, maître Asato l'acceptera comme disciple et le formera selon l'esprit traditionnel de la pratique.
Gichin Funakoshi y apprendra l'austérité de l'enseignement, fait d'interminables répétitions et le principe d'apprentissage de "un kata tous les trois ans" est respecté.
Mais sa grande richesse technique il la doit à maître Itosu. Il eut donc la chance d'être formé par les deux principaux successeurs de Sokon Matsumura.
La pratique journalière du Karate le dispensa toute sa vie d'avoir recours aux médecins.
A propos de médecine, une anecdote raconte que la naissance du Sensei est inscrite en 1870 dans les registres officiels. Le Sensei avoue dans sa biographie avoir falsifié les registres pour obtenir l'autorisation de se présenter au concours d'entrée de l'école de médecine de Tôkyô. Malheureusement, à cette époque, deux courants s'opposaient à chaque nouvelle réforme, le Ganko-tô et le Kaika-tô.
La famille du Sensei, attachée depuis plusieurs générations à la petite noblesse sur Okinawa soutenait le Ganko-tô, le parti des "obstinés".
Ce parti refusait l'élimination du chignon, coiffure masculine ancienne, symbole de virilité et de maturité. L'école de médecine refusait d'intégrer les élèves qui continuaient à suivre les mœurs anciennes, le destin du Sensei fut ainsi scellé.
Mettant fin à ses ambitions médicales, il décida de passer les examens de maître d'école et devint dès l'âge de 21 ans assistant dans une école primaire.
Il enseignait donc le jour et s'entraînait la nuit chez Asato. A cette époque, le gouvernement avait proscrit la pratique du Karate et les entraînements devaient avoir lieu en secret. Sensei Funakoshi fit ensuite la connaissance de Maître Itosu, un aristocrate d'Okinawa et ami d'Asato.
Gichin Funakoshi apprenait parfois sous leur double tutelle les aspects spirituels et techniques du Karate.
En 1902 il fit une démonstration devant les responsables de la province de Kagoshima. En 1912, le Shôbukai d'Okinawa le choisit pour effectuer une démonstration à la marine Japonaise. Il fut remarqué par l'amiral de la flotte impériale.
Sensei alla au Japon pour la première fois en 1917 pour faire une démonstration au Butokuden de Kyoto.
Il y retourne cinq ans plus tard pour une deuxième démonstration devant le ministre de l'Education Nationale Japonaise. Jigoro Kano le fondateur du Judo, l'invite à Tokyo pour présenter son art au Kodokan.
Le succès fut immédiat et les demandes de cours affluaient. Sensei décide de rester dans cette ville pour enseigner l'Okinawa-te. Il ne retourna jamais à Okinawa. A cette époque, en 1921 le maître Choku Motobu, également ancien élève de Itosu, enseignant déjà cet art au Japon. Funakoshi enseigna d'abord au Meisojuku, une pension pour étudiants dans un dojo de 40m2.
Plus tard il partagea le dojo de Hakudo Naka-yama, un maître de Kendo. En 1935, Sensei ouvrit son propre dojo (le Shotokan) dans le quartier de Meijiro.
En 1936, Sensei avait ouvert plus de trente dojos dans les universités et dans les entreprises. C'est à cette époque que les katas furent révisés dans la forme.


C'est vers 1930 que Funakoshi commencera à utiliser l'idéogramme "Kara" signifiant vide, aux dépends de celui, de prononciation identique "To" désignant la Chine.
La raison évidente en était la montée du nationalisme au Japon, mais, pour se justifier, il invoquera un des enseignements du bouddhisme Zen : "Shiki soku ze ku, Ku soku ze shiki" que l'on peut traduire par l'apparent est accès au vide, le vide permet d'accéder à d'autres états (de la conscience).
Il lui ajoutera le suffixe "DO" pour suivre la même évolution que les autres Budo qui étaient passés du Jutsu au Do. Ainsi naquit le Karaté-do, "la voie de la main vide", qui remplace le To-de, "la main de chine".
Dans le contexte du conflit sino-japonais, engagé à partir de 1936, Funakoshi dut se résoudre également à modifier en japonais de nombreux noms de kata d'origine chinoise.
C'est ainsi que les Pinan devinrent Heian.
Gichin Funakoshi a transmis seulement quinze katas à ses élèves. Les autres katas furent enseignés par d'autres maîtres d'Okinawa, amis du Sensei venus au Japon pour organiser des séminaires.
En 1949, Funakoshi est nommé chef instructeur de la Japan Karate Association. Sensei s'éteignit à Tokyo le 26 avril 1957 dix ans après sa femme qui n'a d'ailleurs jamais quitté Okinawa.
Très attaché à l'enseignement traditionnel du karaté, Funakoshi restera défavorable à la pratique du kumité et s'opposera jusqu'à sa mort à l'organisation de compétitions.
Gichin Funakoshi formera de nombreux disciples (Gimma, Otsuka, Hironishi, Egami, Kuba, Takagi, Nagushi,...) et fit de son fils Yoshitaka le successeur du Shotokan.
Celui-ci fera considérablement évoluer le style vers des positions plus basses et des techniques plus longues et puissantes.

Son enseignement:
"Il est important que le Karaté puisse être pratiqué par les jeunes et les plus âgés, hommes et femmes sans égard.
Le fait est que, puisqu'il n'est par de besoin d'endroit, d'équipement ou de partenaire d'entraînement spécifiques, une flexibilité dans l'entraînement permet à l'individu physiquement et spirituellement faible de développer son corps et son esprit de façon si graduelle et naturelle que lui-même ne réalise pas son immense progrès personnel."
"Le but ultime de l'art du karaté ne réside pas ni dans la victoire ou la défaite, mais dans la perfection des caractères des participants."
Sensei Funakoshi était resté fidèle à la tradition du karaté d'Okinawa. Le karaté était un art martial et il n'existait quasiment pas d'exercices pour tester son karaté.
Le seul test acceptable était le shinken shobu, combat réel dont la mort était la seule issue.
Il existait aussi le kake dameshi qui consistait à confronter deux partenaires. Le premier attaquait avec un tsuki aussi puissant que possible et l'autre devait bloquer l'attaque.
L'enseignement était axé à cette époque sur le kata, seule pratique permettant de travailler blocages et attaques sans retenue, puisqu'il n'existait pas de risque de blesser un adversaire.
Sensei Funakoshi suivait l'exemple de ses maîtres en ne faisant étudier à ces élèves que les katas.
Maître Otsuka émit l'idée dans les années trente d'introduire une forme de kumité entre deux pratiquants.
Ce fut une des causes de la séparation de maître Otsuka et de maître Funakoshi.
Les Dô, chemins ou voies de la connaissance, sont en quelque sorte le reflet de la tradition des anciens jutsu. Les Dô nous enseignent le comportement juste, honorable et loyal envers soi et son adversaire.
Ceci est issu du giri, qui peut se traduirte par droiture et devoir.
Une complète philosophie soutient la pratique physique des arts martiaux.
La première phase d'un combattant est de lutter contre lui-même, ses peurs et ses angoisses. Un des principes de la voie du guerrier, le Bushidô, est illustré par l'image du faucon qui, même s'il meurt de faim, ne s'attaquera pas aux épis. Le samouraï doit adopter la même philosophie. La voie des arts martiaux n'est pas tournée vers l'individualisme comme l'engendre la compétition. La morale des arts martiaux doit permettre au pratiquant de s'ouvrir sur la vie et sur les autres hommes. Seul le pratiquant d'un art martial traditionnel retrouve dans la voie cette sensation unique d'épanouissement spirituel.
Les 20 préceptes:


1. Le karaté commence et se termine par un salut.
2. Il n'y a pas de première attaque en karaté.
3. Le karaté est pour servir la justice.
4. Connaissez vous vous-même puis connaissez les autres.
5. L'esprit d'abord, la technique en second.
6. Soyez prêt...
7. Les accidents proviennent de l'oisiveté.
8. Ne pas croire qu'on apprend le karaté seulement au dojo.
9. Apprendre le karaté prend toute une vie.
10. Le karaté...
11. Le karaté est comme l'eau chaude, si vous ne lui apportez pas de chaleur constamment, elle deviendra de l'eau froide.
12. Ne pas chercher à gagner mais à ne pas perdre.
13. La victoire dépend de votre capacité à trouver les points vulnérables et les invulnérables.
14. Bouger en fonction de votre adversaire.
15. Considérer les bras et les jambes de votre adversaire comme des épées tranchantes.
16.Dès que vous quitter la maison pour le travail, pensez que des millions d'adversaires vous attendent.
17. Positions basses pour les débutants et naturelles pour les initiés.
18. La pratique du kata est une chose, le combat réel en est une autre.
19. N'oubliez pas : de légères ou lourdes application de puissance, expansion ou contraction du corps, lenteur et rapidité des techniques.
20Tous ces conseils.

Voci un poème de Maitre Funakoshi signé de son nom de plume, "shoto".

"Recherche l'ancien pour comprendre le nouveau.
L'ancien, le nouveau est une question de temps.
Dans toute chose, l'homme doit avoir l'esprit clair."
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Re: Funakoshi Gichin, fondateur du Karaté

Message  Fred le Sam 8 Fév - 14:46



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Message  Fred le Sam 8 Fév - 14:51

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